PATRICK JOQUEL Sur ce site, mon agenda des manifestations, des animations ainsi que les dernières publications.

Muscadier

Aux éditions du Muscadier, un roman, dès le cm…
Badalona


D’abord les photos de la classe de 6e du collège Albrecht de St Maxime (83) que j’ai rencontrée le 15 novembre puis les récents courriers de Madagascar et après Les deux premiers chapitres… puis des critiques… et des lectures de classe : un cm à St Maximin la St Baume (83),

novembre 2 016, St Maxime :




*
mai 2016 Badalona est mentionné dans le bibliofil hors série edition 2016 des bibliothèques de Brest catégorie romans 10 ans et +

*
mai 2016
Badalona, Patrick Joquel – Editions Le Muscadier, collection Place du marché (2015)

ISBN 979-10-90685-47-5 Prix : 7,90 €

Les habitants de la terre ont disparu suite à un grand nuage. Quelques animaux marins, cependant, ont résisté au cataclysme. Parmi eux, Badalona, une jeune baleine phosphorescente. Un jour, sur le rivage, elle aperçoit un feu.

Les humains n’auraient-ils pas tous disparu ?

Badalona est un récit pour les adolescents, écrit comme un conte, dans une belle langue au style limpide. L’auteur nous y propose une réflexion à partir d’un point de vue différent, pour parvenir à penser autrement. Il y est question d’une remise en cause de la suprématie humaine… comme le dit l’auteur à ses lecteurs, dans le respect de l’autre et de la terre.

A lire sans tarder !

Mireille D

http://indigo.over-blog.com.over-blog.net/2016/05/badalona-note-de-lecture.html?utm_source=_ob_share&utm_medium=_ob_facebook&utm_campaign=_ob_sharebar

*
1 mai 2 016
Saint Maximin, le 27/04/16

Cher Patrick,

Nous sommes la classe de Cm1 de Mme Delafraye et Mme Purkart. Nous connaissons deux de vos livres : Badalona que nous avons lu en entier et Que sais tu des rêves du lézard ? que nous sommes en train de découvrir.
Nous avons beaucoup aimé Badalona. L’amitié entre Aran et Badalona, le fait de préférer la solidarité à la guerre (entre les humains et les animaux) ou à la jalousie (entre les femmes et les hommes de la tribu), les illustrations d’Aran et Badalona en tête de chapitre qui grossissent au fur et à mesure que les deux personnages se rapprochent et deviennent amis, le fait de nous rappeler à quel point l’homme peut être destructeur si on ne fait pas attention, la vie des hommes sur la plage qui nous montre comment on vivait à la Préhistoire, la manière dont vous parlez du racisme (dans votre histoire, c’est le blanc qui se fait rejeter à cause de sa couleur de peau), le fait de choisir une baleine comme personnage principal … tout cela nous a marqués. Nous avions hâte de le lire chaque semaine ! Nous avons beaucoup aimé la fin mais nous avons regretté qu’Aran parte tout seul et laisse sa famille.
Nous aimons aussi beaucoup lire vos beaux poèmes dans Que sais tu des rêves du lézard ? Nous avons l’impression, en lisant, de voyager avec l’enfant du poème, d’être comme lui en vacances, dans l’avion, à la plage … On aime les oppositions entre la nature et la ville, entre le passé et le présent, entre la science et la poésie, entre le calcul et la rêverie.

Nous avons beaucoup de questions à vous poser :
Quelle était votre matière préférée à l’école ?
En quelle année avez-vous écrit votre premier livre ? Comment s’appelle t-il ?
Combien de livres avez-vous écrit ?
Qu’est-ce qui vous a donné envie d’être écrivain ?
Pourquoi aimez-vous écrire des livres ?
Que représente ce métier pour vous ?
Etes-vous fier de vos livres ?

Pourquoi dans Badalona avez-vous choisi une baleine comme personnage principal ?
D’où vient ce grand nuage qui a recouvert la Terre ? Nous avons plusieurs hypothèses : il viendrait d’un volcan en éruption ? D’une météorite ? D’une bombe nucléaire ? De la pollution ?
Combien de temps avez-vous mis pour écrire cette histoire ?

Pour Que sais tu des rêves du lézard ? avez-vous travaillé avec l’illustratrice ?
Est-ce vous ou l’illustratrice qui avez choisi de changer les couleurs à chaque fois que l’enfant change de lieu de vacances ?

Nous avons hâte de vous rencontrer ! Nous avons commencé à écrire des poèmes et des haïkus qui s’inspirent de Que sais tu des rêves du lézard ? Nous trouvons cela difficile mais nous aimons bien ce travail d’écriture. Nous vous ferons lire quelques unes de nos meilleures productions.

A très bientôt Patrick !

Toute la classe de Cm1

Bonjour la classe,
Quelle belle lettre ! Je vois que l’histoire de Badalona vous a marqué, que vous en avez bien saisi les enjeux et tous ces petits messages que j’aime glisser entre les mots. Lire, c’est bien cela : puiser derrière l’histoire les eaux secrètes et s’en nourrir pour avancer un peu plus riche dans la réflexion, la vision du monde et sa propre présence à ce monde.

En poésie c’est encore plus flagrant. Le poème nous permet de sauter la frontière d’un grand bond…

Quelle était votre matière préférée à l’école ?
Je crois que j’aimais un peu tout, sauf les maths. J’ai aimé le français, l’histoire, la géographie, le sport. Un peu moins les sciences et vraiment pas les maths…

En quelle année avez-vous écrit votre premier livre ? Vers 1978
Comment s’appelle t-il ? Pèlerin, la mort est vivante. C’était un petit livre de poésie…

Combien de livres avez-vous écrit ? 84 à ce jour. Je suis en train de corriger le 85e et il sera bientôt imprimé.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’être écrivain ?
Je ne sais pas. j’ai aimé écrire. Offrir mes poèmes et finalement ils sont devenus des livres.

Pourquoi aimez-vous écrire des livres ?
Ça me plait. C’est parfois des challenges, parfois un sentiment d’urgence, parfois un jeu… C’est varié. J’aime bien aussi glisser beaucoup de secrets dans mes livres. Cela me permet de partager ce que je crois, sens, imagine avec d’autres que je ne connais pas.

Que représente ce métier pour vous ?
Un jeu finalement.

Etes-vous fier de vos livres ?
Plutôt oui ! sinon je les cacherai sous le sable.

Pourquoi dans Badalona avez-vous choisi une baleine comme personnage principal ?
J’aime bien les cétacés. Ils sont mystérieux, puissants et si doux.

D’où vient ce grand nuage qui a recouvert la Terre ? Nous avons plusieurs hypothèses : il viendrait d’un volcan en éruption ? D’une météorite ? D’une bombe nucléaire ? De la pollution ?
Toutes ces hypothèses sont valables. Personnellement je pense à une histoire nucléaire mais c’était tellement loin que plus personne ne sait au juste.

Combien de temps avez-vous mis pour écrire cette histoire ?
Le premier jet de Badalona s’est fait en quelques semaines en été. Un petit chapitre par jour à peu près. Ensuite, il y a eu tout un hiver de relecture et de réécriture parmi d’autres travaux d’écriture. Je travaille lentement mais régulièrement.


Pour Que sais tu des rêves du lézard ? avez-vous travaillé avec l’illustratrice ?
Non, c’est l’éditeur qui a choisi l’illustratrice.et je n’ai vu son travail que pour le bon à tirer, c’est-à-dire l’ultime maquette du livre avant impression.
Est-ce vous ou l’illustratrice qui avez choisi de changer les couleurs à chaque fois que l’enfant change de lieu de vacances ? C’est elle.
Voilà, nous allons bientôt passer un bon moment ensemble. Affutez vos sourires et vos crayons. A bientôt.
Patrick

6 avril 2016
mise en ligne des travaux de nos élèves de CM2 et de 6ème concernant votre livre ainsi que les deux autres du prix Ravinala. Si cela vous intéresse, je vous mets ci-contre l’adresse pour les découvrir.

Bonne lecture à vous et à très bientôt :

http://lewebpedagogique.com/prixravinala2016/category/tamatave/

18 mars 2016
une lettre

Classe de Sixième 1
Lycée français de TamataveTamatave le 21/03/2016
BP 508
TAMATAVE 501
MADAGASCAR

Cher Monsieur Joquel,

Nous sommes les élèves de 6ème 1 (14 filles et 14 garçons) du Lycée Français de Tamatave.
Nous avons lu votre roman intitulé Badalona dans le cadre du Prix Ravinala organisé dans les écoles et collèges français de Madagascar.Ravinala signifie « arbre du voyageur ». Et votre livre a voyagé jusqu’à nous.
Toute la classe a lu Badalona et la moitié des élèves a vraiment apprécié votre livre. Sachez aussi que votre roman a été lu par les classes de CM2, 6ème2 et 5ème1 et 5ème2 de notre école et que certains passages de votre roman ont été mis en scène par la classe de CM2. Nous avons assisté à cette superbe mise en scène.
Quant à nous, pour le moment, nous avons écrit individuellement une critique et fait un carnet de lecteur.
Tamatave se situe sur la côte est de Madagascar et vers les mois de juillet, août et septembre, nous pouvons aller à la rencontre des baleines. Le thème des baleines nous intéresse donc fortement. Les élèves de seconde font un grand travail de recherches sur les baleines en SVT avec leur professeur. Il existe aussi à Sainte Marie, une association de protection des baleines.
Nous voudrions vous poser quelques questions et ensuite vous faire part de l’avis général de notre classe.
- Pourquoi et comment avez-vous eu l’idée de choisir comme thème et comme personnage principal une baleine ?
- En fait, il semblerait que vous écriviez des romans pour les enfants et les adolescents mais pas pour les adultes. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?
- Combien de temps avez-vous mis pour écrire Badalona ? Etes-vous un écrivain qui a besoin de faire son brouillon sur feuille, cahier ou utilisez-vous un ordinateur ?
- Avez-vous dû effectuer des recherches pour l’écriture de l’histoire ? Avez-vous rencontré des difficultés à écrire cette histoire ?
- Les enfants autour de vous ont-ils aimé ce livre ?
- Avez-vous une autre passion à part le métier d’écrivain ?

Nous avons aussi quelques questions concernant l’histoire en elle-même car certains points restent mystérieux pour nous.
- Pourquoi la baleine est-elle phosphorescente ?
- On n’a pas très bien compris comment le nuage a pu tuer tous les animaux terrestres sans tuer les hommes ?
- Pourquoi avoir choisi comme contexte le passé qui semble être celui de la préhistoire ?
- Comment expliquez-vous qu’ils aient des harpons et qu’ils n’aient pas connaissance du feu ? C’est étrange que les hommes poursuivent les baleines depuis des millénaires alors qu’ils n’ont pas la connaissance du feu ?

Nous aimerions si vous le voulez bien nous donner humblement notre avis de lecteur.
Certains parmi nous n’ont pas vraiment aimé le roman car ils ont trouvé que le vocabulaire était difficile. Nous en avons discuté en classe pour les aider à mieux apprécier Badalona. D’autres ont trouvé aussi ennuyeux de toujours évoquer l’homme aux cheveux roux.
Comme nous nous sentons concernés par les animaux et surtout par les baleines, on a adoré la paix entre les hommes et les baleines ce qui n’arrive pas souvent dans la réalité car l’homme tue les baleines pour leur graisse par exemple. C’était bien que les narrateurs soient des personnages de l’histoire car on ressentait mieux les sentiments. Beaucoup ont trouvé que l’histoire était de plus en plus passionnante au fur et à mesure de la lecture.
Nous nous sommes dit que vous aviez sans doute écrit cette histoire pour que les gens soient gentils avec les animaux.

Nous sommes très heureux de vous avoir écrit et d’avoir pu lire et faire des activités de lecture grâce à votre roman. Nous vous souhaitons bonne chance dans votre métier d’écrivain et nous vous remercions d’avoir lu notre lettre.
Quand nos professeurs de documentation et de Français nous ont fait part que vous acceptiez qu’on vous écrive, nous avons été très contents.

La classe de 6éme 1 du Lycée Français de Tamatave

ma réponse
Mouans-Sartoux le 18 mars 16
Bonjour à tous les élèves
Arbre voyageur, livre voyageur… C’est toujours un étonnement ppour moi que de voir qu’un livre est comme un tapis volant. Quand on écrit, on est tout seul dans son coin et ensuite, une fois que le livre existe, non seulement il voyage mais il me prend aussi avec lui et m’emmène dans des endroits nouveaux, me donne à rencontrer d’autres personnes. Je me réjouis que Badalona ait pu ainsi voyager jusqu’à vous, sur cette grande île que j’aimerais connaitre un peu plus.
Le livre aussi vous prend dans son propre voyage. Ouvrir un livre, c’est partir à l’aventure avec les personnages, dans leurs paysages, c’est vibrer avec leurs émotions… Lorsque j’écrivais Badalona, j’étais, dans ma tête, sur la plage avec eux… dans un ailleurs imaginaire plus fort que les images du cinéma ou de la télé.
Quelle chance de voir des baleines ! Saluez les de ma part… Ici, sur la côte d’Azur, on peut en voir au large. Cependant les prix pratiqués par les bateaux qui emportent les touristes sont trop excessifs pour moi. Je le regrette.
Passons à vos questions :
- Pourquoi et comment avez-vous eu l’idée de choisir comme thème et comme personnage principal une baleine ?
A cette époque là, j’avais un ami qui travaillait dans le parc Marineland d’Antibes, un parc qui abrite entr’autres animaux des orques. Grace à lui, je pouvais y aller quand je voulais gratis. J’ai passé beaucoup de temps cet hiver là en tête à tête avec les orques et sans doute l’histoire vient d’eux. Ils me l’ont télépathé peut-être…

- En fait, il semblerait que vous écriviez des romans pour les enfants et les adolescents mais pas pour les adultes. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?
Je ne me pose pas la question ainsi. J’écris. Chacun de mes romans, certes publié en jeunesse, peut être lu par un adulte. Le choix de l’éditeur est un choix commercial. Le choix de l’auteur, un choix de création. Mes romans préhistoriques mettent en scène aussi des jeunes adolescents, mais leur histoire est celle de tous.

- Combien de temps avez-vous mis pour écrire Badalona ? Etes-vous un écrivain qui a besoin de faire son brouillon sur feuille, cahier ou utilisez-vous un ordinateur ?
Le premier jet de Badalona a été écrit en une quinzaine de jours de vacances, sur un cahier de brouillon. Un chapitre par jour à peu près. Ensuite, au retour, je l’ai informatisé et travaillé longtemps sur écran jusqu’à sa forme finale. Actuellement, je travaille essentiellement sur écran, mais pas uniquement.

- Avez-vous dû effectuer des recherches pour l’écriture de l’histoire ? Avez-vous rencontré des difficultés à écrire cette histoire ?
Des recherches, non. Des difficultés à éditer l’histoire surtout puisqu’elle est restée une quinzaine d’années sans trouver d’éditeur. Badalona est patiente et têtue.
- Les enfants autour de vous ont-ils aimé ce livre ?
Oui, il reçoit un bon accueil. J’en suis heureux !

- Avez-vous une autre passion à part le métier d’écrivain ?
Plusieurs passions, comme par exemple la montagne et le ski…

Nous avons aussi quelques questions concernant l’histoire en elle-même car certains points restent mystérieux pour nous.
- Pourquoi la baleine est-elle phosphorescente ?
Pour moi, cet hiver est un hiver catastrophique (nucléaire ? météorite ?) a entrainé des transformations. Mutations génétiques…

- On n’a pas très bien compris comment le nuage a pu tuer tous les animaux terrestres sans tuer les hommes ?
Le nuage n’a pas tué toute la vie. Comme pour la fin des dinosaures certains ont su s’adapter et survivre. Quant aux hommes il en reste si peu qu’ils ne se croisent que rarement.
- Pourquoi avoir choisi comme contexte le passé qui semble être celui de la préhistoire ?
Je suis passionné de préhistoire. Mes autres romans publiés sont des romans qui se déroulent pendant la préhistoire. Celui-là, dans le futur, évoque un retour en arrière. Imaginez si d’un seul coup nous perdions l’électricité comme nous serions handicapés et comme nous retournerions à des vies comme avant.
- Comment expliquez-vous qu’ils aient des harpons et qu’ils n’aient pas connaissance du feu ? C’est étrange que les hommes poursuivent les baleines depuis des millénaires alors qu’ils n’ont pas la connaissance du feu ?
Avec la catastrophe beaucoup de choses se sont perdues. La connaissance du feu en est une du moins pour certains des groupes humains comme celui de Cédros. Si nous perdions aujourd’hui toute notre mémoire informatique comment survivrions nous ? On se rappellerait bien sûr des choses mais comment les construire… et puis nous perdrions la mémoire de ces choses…

Voilà, quelques éléments de réponses qui m’ont permis de passer un moment en votre compagnie. Je vous remercie de votre lecture, de vos créations autour du livre et de votre lettre. N’hésitez jamais à écrire à un artiste ! Il n’y a rien à perdre…
Je vous invite à continuer à vivre avec Badalona, dans le respect de l’autre et de la Terre.
Patrick

*
20 février 2016

Classe de CM2B
Lycée français de Tamatave
Madagascar

Le 18 février 2016 ,

Cher Monsieur Patrick Joquel,

Nous sommes des élèves de la classe de Cm2B, nous étudions au lycée français de Tamatave, à Madagascar. Dans le cadre du projet Ravinala nous avons lu votre livre intitulé Badalona.
Nous avons aimé cette histoire car le fait qu’une baleine et un être humain se lient d’amitié, c’est beau. Aussi le fait qu’ils parviennent à communiquer nous a plu ainsi que le fait que cet animal imposant apprenne à l’humain à pêcher et à nager. Vous avez beaucoup d’imagination et nous trouvons que votre livre est très poétique. Nous avons aussi aimé l’aspect surnaturel de l’histoire mais parfois le livre est trop sérieux. C’est bien aussi que cela traite du sujet du racisme quand la tribu rejette le Roux.
Etes-vous passionné par les baleines ? Que signifie le nom Badalona ?
Nous avons néanmoins quelques remarques à vous faire : nous trouvons qu’il manque une introduction qui expliquerait de façon claire comment s’est formé le nuage qui a fait disparaître les hommes. Nous ne comprenons pas dans ces cas-là, si il y a eu un tel ravage, pourquoi certains humains ont survécu ainsi que les animaux marins. Nous trouvons aussi que le vocabulaire est très compliqué pour des enfants de notre âge et cela manque d’illustrations.
Nous sommes heureux d’avoir la possibilité de vous écrire, merci de nous avoir lu, merci d’avoir accepté de communiquer avec nous.

Les élèves de la classe de Cm2B

et la réponse

Mouans-Sartoux le 20 févr.-16
Bonjour,
Voilà une bonne surprise : Badalona en escale à Madagascar.
Je suis assez fan des baleines et autres cétacés, c’est vrai. Peu de temps avant d’écrire cette histoire j’avais un ami qui travaillait au Marineland d’Antibes, dans le laboratoire, et grâce à lui j’ai pu passer beaucoup de temps dans le zoo marin à observer les orques en particulier, à discuter, à découvrir ces espèces. Ce temps-là a forcément retenti sur le livre de Badalona.
Badalona, le nom m’est venu tout seul. Comme ça. Depuis j’ai découvert qu’une ville en Espagne portait ce nom. Je l’ignorais à l’époque ou je n’avais pas conscience que je connaissais ce nom.
Lorsqu’il y a une grande catastrophe sur notre planète, tout ne disparait pas totalement. Il y a des restes, des survivants.
Pour moi, peu importe la cause exacte de ce grand hiver, ni comment cela s’est passé. L’histoire commence à un moment précis, bien après. Si longtemps après que les rares hommes restants ont oublié jusqu’au feu, pas tous, mais presque.
L’histoire commence là, avec ce feu. Le passé importe peu alors, ce qui compte c’est le présent en cours.
La question du vocabulaire, c’est vrai que lorsque j’écris, j’écris : c’est-à-dire que je ne pense pas forcément à l’âge du lecteur ni à ses compétences. Mon travail, c’est d’écrire ; celui du lecteur de lire. Si le livre est trop difficile, il a le droit de le fermer comme il a le droit de chercher les mots, ou de ne pas tout comprendre du premier coup. J’aime bien l’idée de relire un livre au cours d’une vie, je le fais et chaque fois je découvre de nouvelles choses. J’aime bien cette idée qu’une histoire grandit avec son lecteur et réciproquement.
Badalona est effectivement un de mes rares livres sans image. J’aime bien travailler avec les artistes. Beaucoup de mes livres sont à quatre mains.
Je vous souhaite de poursuivre vos lectures et de continuer à chercher les auteurs, de belles découvertes vous attendent.
Patrick Joquel

01
Phosphorescente, je glissais le long d’un reflet lunaire. Toute ruisselante de lumière. La
nuit m’enveloppait de sa douceur et j’étais heureuse… Oui. Heureuse…
Maintenant, c’est un peu différent…
Mais revenons à cette nuit-là, revenons à cet instant où, émergeant des eaux pour
respirer, je vis l’éclat d’un feu sur la plage au loin.
Un feu ? !
Je n’en croyais pas mes yeux. Je pris mon élan pour sauter : c’était bien un feu. Pas un
incendie de forêt, non, un feu ! Un feu avec des ombres tout autour. Je distinguais
mal… Quel animal pouvait bien se tenir si près d’un feu ?
Deux mots claquèrent dans mon esprit : des hommes !… Ainsi, il restait des hommes
sur cette planète…
De vieux souvenirs, des peurs ancestrales me revinrent en mémoire. Ces légendes que
ma marraine me racontait le soir tandis que l’océan nous berçait toutes les deux… Ces
histoires de bateaux… De harpons… « Les hommes nous avaient pratiquement
exterminés, me disait-elle, quand le grand nuage a enveloppé la terre. En quelques
mois, ce drôle d’hiver a nettoyé la planète. Des milliers d’espèces disparurent. Parmi
elles, l’espèce humaine, notre vieille ennemie. Nous, les cétacés, nous nous sommes
adaptés, nous avons survécu. Libres et paisibles… »
Le soleil brillait à nouveau et mon peuple régnait sans soucis sur les mers du globe. Et
voilà que ce soir les hommes revenaient, qu’ils allumaient un feu sur la plage.
Je plongeai aussitôt pour chanter la nouvelle. Bientôt tous les miens se transmettraient
l’étrange information. Je n’avais plus qu’à attendre une réponse. Attendre et observer.
Tout enregistrer dans ma mémoire.

02
Près du feu, l’aveugle ne dormait pas. il écoutait le feu, lui jetait du bois. Il
reconnaissait à son murmure le bon moment. Le feu ne devait pas s’éteindre. Jamais.
L’aveugle ne dormait pas. Il écoutait. Il écoutait la course des étoiles, il les avait
tellement observées avant de perdre la vue… Il écoutait l’océan, sa calme respiration…
Il se souvenait de son immensité… Il avait été le premier de la tribu à le voir, du
sommet de la montagne enneigée qu’il avait eu la folie de gravir… Il avait bien cru ne
pas en revenir mais seuls ses yeux étaient restés là-haut. Brûlés…
2
Le soir, lorsqu’ils étaient enfin arrivés sur la grève, il avait été le seul à ne pas le voir…
Il l’avait respiré, à plein poumons. Maintenant encore il le sentait. Il en percevait la
profonde palpitation ; il éprouvait l’infini de son silence toujours recommencé. Il
percevait jusque dans sa chair l’immense étreinte de ses eaux… Il en respirait l’odeur un
peu âcre, cette odeur d’algues mouillées, de sable humide, de sel. Cette odeur de vie…
A ses côtés dormait un jeune homme roux. Un étranger que la tribu tolérait à peine. Il
avait surgi de nulle part. Cédros l’avait rencontré alors qu’il descendait à tâtons de la
montagne. L’inconnu lui avait pris la main et l’avait ramené au campement. Depuis, ils
ne s’étaient plus quittés… Cédros se souvenait des cris qui les avaient accueillis.
- Cédros revient avec un esprit !
- Non ! C’est un esprit qui nous ramène l’ombre du chef. Le chef est mort !
- Il va nous dévorer !
L’aveugle avait mis du temps à comprendre que la main qu’il tenait était de couleur
blanche et encore plus de temps à faire admettre aux siens que tous deux étaient bien
vivants, que ce n’était pas le garçon qui lui avait pris ses yeux mais les neiges de la
montagne…
A cette époque où les survivants du lointain cataclysme vivaient sans se rencontrer
dans des continents trop vastes pour eux, qui, dans cette tribu, aurait pu imaginer que
le garçon aux yeux verts était de leur espèce ? Que les ancêtres de ses ancêtres avaient
vécu sur une île qu’on appelait alors l’Irlande ? Qu’ils avaient traversé l’océan pour fuir
la famine ? Le Roux lui même n’en savait rien, pas plus qu’eux mêmes ne se
souvenaient de leur lointaine Afrique…
Ils les auraient sans doute lapidés si le garçon ne portait avec lui le feu. Dans une
écorce de bouleau. Un tout petit feu. Très sage. Il le nourrissait comme un bébé et
lorsqu’il le plaçait dans un fagot il devenait immense et chaud. Pendant que Cédros
palabrait avec les siens et remettait à Manos-le-Chasseur le Bâton de Chef, Le garçon
roux avait rassemblé quelques brindilles et allumé le feu. Dans un grand silence la tribu
s’était approchée…
Depuis ce jour Cédros, le Roux et le feu vivaient un peu à l’écart : ils gardaient le feu ;
Le Roux avait montré aux femmes comment griller les viandes et chauffer l’eau et
Manos avait ordonné qu’on les nourrisse…
Soudain il entendit, sans pouvoir l’identifier, le fracas de la baleine retombant dans
l’eau, puis, plus tard, et à intervalles irréguliers, son souffle rauque et puissant…
*
des critiques et autres courriers :

15 aout 2015 : Inter cdi 255 de mai/juin 2015
Alternance de deux voix : celle de la baleine phosphorescente et celle de l’homme, survivants du cataclysme planétaire. Les récits sont introduits soit par le dessin de la baleine, soit par la silhouette d’Aran, dessins de plus en plus grands à mesure que l’amitié entre l’homme et la baleine progresse. Badalona, la baleine, observe l’éclat d’un feu sur la plage, il y aurait donc encore des hommes. Aran , »le Roux », l’étranger se joint au groupe de Cédros, chef de clan, il est le gardien du feu et prend pour femme Yiwa. Une belle leçon de tolérance : par sa valeur Aran finit par être accepté par le groupe d’hommes. Badalona est rejetée par les cétacés car elle nage avec Aran (souvenirs des harpons, de l’océan ensanglanté). puis acceptée, car elle sauve de la mort un épaulard, elle est nommée ambassadrice auprès des hommes. Elle évite ainsi l’exil dans l’estuaire gris de la Tamise, promis par le conseil des cétacés !
Une belle surprise atypique que ce court roman lumineux malgré toutes les interrogations qu’il suscite sur l’avenir de l’homme. De beaux passages où le poète rend humaine Badalona. Une écriture fluide, poétique et évocatrice qui réconcilie avec la lecture. Ce récit deviendra à cop sûr une légende.
Odile Bonneel
8 juin : http://codeplanete.blogspot.fr/2015/06/livre-jeunesse-badalona-patrick-joquel.html
[Livre jeunesse] Badalona – Patrick Joquel

By Stefan – samedi 6 juin 2015 No Comments

Badalona, paru chez les Éditions Le Muscadier, c’est la rencontre d’une baleine phosphorescente et d’un petit groupe d’hommes sous la plume de Patrick Joquel. Alors que les humains et de nombreuses autres espèces semblaient avoir disparu suite à un grand nuage qui a enveloppé la Terre (réveil de Yellowstone ou météorite ?), la baleine Badalona aperçoit sur une plage un feu, pas un grand feu de forêt mais un feu créé par un petit groupe d’hommes. « Les humains sont de retour. Les deux anciens ennemis vont-ils reprendre le combat ? ou vont-ils tenter de vivre en harmonie et s’apprivoiser ?  »

Badalona – Patrick Joquel
On suit deux protagonistes : d’un côté Badalona la baleine qui raconte son histoire à la première personne, les anciennes générations lui ont rapporté les légendes sanglantes où l’homme les chassait, va t-elle tenir compte de l’avertissement ? De l’autre un homme roux qui rejoint un groupe d’hommes noirs, il apporte avec lui le feu et va s’occuper de l’ancien chef du clan devenu aveugle et que l’on pensait mort. A cause de sa différence, cet homme, étrange aux yeux de la tribu, est toléré mais pas intégré par le groupe. On passe donc d’un chapitre à l’autre, tantôt Badalona, tantôt on suit la vie quotidienne du clan narrée à la troisième personne.

Badalona – Patrick Joquel

Phosphorescente, je glissais le long d’un reflet lunaire. Toute ruisselante de lumière. La nuit m’enveloppait de sa douceur et j’étais heureuse. Oui. Heureuse…

Petite anecdote amusante et plaisante, chaque entame de chapitre est illustrée soit par Badalona, soit par l’homme roux et au fur à mesure de leur rapprochement, ces dessins se font de plus en plus gros jusqu’à se rencontrer.

Badalona – Patrick Joquel

Ils avaient bivouaqué près du fleuve. Après ces longues semaines de marche, tous se réjouissaient d’être arrivés au but. Ils resteraient là longtemps, tous le sentaient. Une nouvelle vie commençaient.

L’action se situe dans une sorte de préhistoire et non dans un environnement post-apocalyptique à la Mad Max où les hommes vivent des vestiges d’une civilisation perdue. On doit être vraiment très loin (quelques milliers de siècles) de l’événement qui a pratiquement réduit à néant toute vie animale puisque seul un homme détient le feu, si vous voulez mon avis qui n’a rien à voir avec le livre, ce n’est pas bon signe ! Si l’humanité repartait de zéro, je ne suis pas certain qu’elle ne referait pas les mêmes erreurs (à moins qu’une baleine pose de meilleures bases dès le début…). On voit d’ailleurs dès le début de l’histoire un homme exclu pour sa couleur de peau, de cheveux, par peur et ignorance sans doute. Il y a une chose qui m’a gênée dans l’ouvrage et je rejoins l’avis de Lili Gondawa de Vegactu sur ce point, le fait que les hommes se retrouvent à chasser et à pécher, puisqu’on est dans la fiction, ça aurait été plus plaisant de suivre une tribu de cueilleurs.

Cette nuit là, au large de la plage, croisaient cinq cétacés : une vieille baleine bleue, un grand cachalot, un orque épaulard, un dauphin et Badalona. La vieille baleine bleue, doyenne du groupe, prit la parole :

Je ne vous en dis pas plus sur l’histoire ni sur sa finalité, sachez que j’ai beaucoup aimé le livre, c’est très bien écrit, fluide, accessible. Badalona est un très joli conte que je verrai bien adapté en bande dessinée, dans un livre d’illustrations pour les plus jeunes ou encore en film d’animation. Il y aurait tout à fait sa place !

Vous pouvez vous procurez Badalona – Patrick Joquel chez les Éditions Le Muscadier et feuilletez quelques pages de l’ouvrage
*
31 mai : ici http://on-lit-trop.fr/2015/05/29/badalona/
un nouveau coup de cœur pour Badalona !
*
4 mai 2015

http://livrelibre.blog.lemonde.fr/2015/05/04/badalona-patick-joquel/

Badalona, Patrick Joquel

Le Muscadier (Place du marché), 75 p., ISBN : 979-1090685-47-5, 7.90€

Badalona observe ces humains qui viennent d’arriver sur la plage. Depuis la grande catastrophe, ce nuage qui a recouvert la planète Terre, elle et tous les autres cétacés de l’océan pensaient qu’ils avaient disparus. Mais il n’y pas de doute : il en reste quelques uns et ils ont le feu. De leurs côtés, les hommes survivent comme ils peuvent et un homme blanc vient d’arriver dans la tribu noire : il faut toute la persuasion de Cédros, l’ancien chef devenu aveugle, pour que le groupe tolère le nouveau venu, perçu comme une menace parce que différent. Mais il a apporté le feu et en même temps, la proximité de l’océan va permettre à la tribu de se nourrir plus facilement : leur quotidien va change

Hommes et animaux vont-ils réussir à se comprendre, dépasser leurs peurs, ceux qui osent transgresser les règles au sein de leur espèce vont-ils être rejetés par leurs pairs ?
Un roman, presque une fable, accessible dès le CM (voir l’avis d’une classe sur le site de l’auteur, à partir de l’image thinglinks ci-contre, en passant votre souris dessus, vous trouverez les liens) où l’homme est obligé de repenser son rapport à la nature après la quasi disparition de son espèce.
Un titre bien à sa place dans cette collection qu’on a découvert l’an passé et intégré à Passez la 5ème, prix littéraire enVal d’Oise avec Du sable entre tes doigts de Patrice Favaro : je poursuivrai bien l’aventure pour l’édition 2016 du prix avec Badalona…

Quelques mots qui rendent bien compte de l’aspect poétique de cette rencontre homme-animal et qui parcoure l’oeuvre (et ceux qui auront la curiosité de se rendre sur le site de l’auteur comprendront mieux) : « je reste donc comme un oursin sur son rocher avec ma joie au cœur et je la creuse jusqu’à la transparence », p.50
*

2 mars :
Patrick JOQUEL, Badalona, collection « Place du Marché », Editions Le Muscadier, 2015
Publié le 27 février 2015 par shangrila62

Roman d’anticipation
Un grand nuage a enveloppé la Terre, une grand hiver a nettoyé la planète de milliers d’espèces, dont les hommes. Les cétacés se sont adaptés … Un jour, un feu sur une plage … L’homme serait-il de retour ? Avec ou sans sa cruauté ?

Mon avis : Un coup de cœur !
La collection « Rue du Marché » a la particularité de s’adresser aux ados (à leurs parents) et de leur proposer des textes, parfois courts (nouvelles), d’autres clefs d’analyse et de compréhension du monde. Dans cette collection, j’avais déjà lu Charly qui m’avait laissé une forte impression.
Ici, une baleine et un homme changent, par la confiance qu’ils ont l’un en l’autre, les images mentales héritées de leur histoire ancienne commune.
Refaire le monde est possible, il suffit d’un seul. Là se trouve la force du « Penser Autrement », à contre courant, pour le bien-être des humains et de la biodiversité qui nous entoure …

*
Saint Maximin, le 15 avril 2015

Cher Patrick,

Nous sommes la classe de Cm1 de madame Delafraye. Nous nous sommes plongés avec plaisir dans la lecture de Badalona.

Nous avons beaucoup aimé ton livre car il parle d’une amitié entre une baleine et des humains. Nous avons trouvé que donner la parole à une baleine est une idée originale. Nous avons aimé que ton livre parle des cétacés et de la mer.

Nos moments préférés : quand Yiwa est amoureuse du Roux et accepte la couleur de sa peau, quand Le Roux monte pour la première fois sur le dos de la baleine, quand Badalona apprend au Roux à nager, quand la baleine et la tribu s’unissent, quand les jumeaux de Yiwa naissent.

Nous avons de nombreuses questions à te poser : Réponses sous la question
Pourquoi as-tu choisi une baleine comme personnage principal ?
A l’époque où j’ai écrit ce texte j’avais la chance d’entrer à Marineland librement. Un ami travaillait aux aquariums du zoo marin. J’ai passé du temps à « discuter » avec les orques, juste derrière la vitre. L’animal passait et repassait et nos regards se croisaient. Ce regard d’orque m’a fasciné. Je pense que l’idée d’un cétacé héros m’a été soufflée par cet orque.

Pourquoi as-tu choisi un personnage aveugle ?
Peut-être parce qu’il est obligé de voir plus loin ? Peut-être à cause de sa dépendance aux autres ? Il est arrivé comme cela. On ne choisit pas toujours ses personnages, parfois ils arrivent tout seul et librement dans l’histoire.
Pourquoi Badalona est-elle phosphorescente ?
La nuit, parait-il, en mer, les planctons deviennent phosphorescents. Je ne l’ai jamais vu mais j’aimerais bien. De plus, ce grand nuage qui a failli détruire les hommes a bien dû changer beaucoup de choses sur la Terre et pourquoi pas rendre les baleines phosphorescentes ?

Badalona est-elle une baleine enfant, adolescente ou adulte ?
Pour moi c’est une jeune adulte, mais chacun est libre de l’imaginer comme il veut aussi longtemps que son imagination demeure cohérente avec le livre.
Quelle sorte de baleine est Badalona ?
A chacun de choisir. Je n’ai pas de préférence. Elle est phosphorescente cela lui suffit.

Pourquoi l’as tu appelé Badalona ?
C’est elle qui m’a dit son nom. Ce n’est pas mon choix.

Quel est ce nuage qui a détruit presque tous les êtres humains et quelques animaux ?
Ma foi ? On pourrait penser à quelque chose d’atomique mais je n’en sais rien. Cela s’est passé il y a tellement longtemps dans le futur…

Pour le conseil d’urgence, pourquoi avoir choisi cinq mammifères marins ?
A cette époque, les cétacés sont les maitres des mers et des terres. Les plus évolués.

Pourquoi as tu écrit cette histoire ?
Pour passer le temps durant un été. Pour me la raconter : mettre en mots les idées qui m’habitaient. L’envie de… Pour jouer aussi avec la différence, avec les codes du racisme, inverser nos regards…

Comment trouves-tu l’inspiration pour écrire ?
Pour un livre comme Badalona, je me donne un cadre. Ecrire chaque jour un chapitre. Le matin. Et puis y penser toute la journée, penser à la suite aussi… Ensuite quand je suis arrivé au bout, relire et améliorer, corriger, phrase après phrase, chapitre après chapitre… S’interroger inlassablement sur les personnages, leurs sentiments, leurs sensations etc. Bref entre l’idée, le désir et le point final, pas mal de temps…
Pour d’autres livres, c’est encore différent…

Merci d’avance pour tes réponses !

Nous sommes ravis de te rencontrer au salon du livre le samedi 30 mai :-)

A bientôt !

La classe de Cm1 de l’école Jean Jaurès

et puis ils ont écrit et aquarellé : tout ceci sera exposé à il est livre Max le 30 mai.

Haikus sur Badalona de Patrick Joquel

Badalona joue dans l’océan

Jeux dans l’eau
Salto avant, salto arrière
Plongeon la tête la première

Ema

Cedros devient aveugle

Montagne blanche, homme seul
Soleil étincelant, œil brûlé
Douleur. Noir. Vide.

Ema, Galillée, Laure-Anne, Marine

Badalona découvre le feu sur la plage

Sur la plage, un feu !
Choc, peur, tremblements
Les humains sont revenus

Ema

Le Roux découvre Badalona

Quel est ce souffle ?
L’homme, la mer, la baleine
Un regard passe entre eux

Galillée

Le conseil d’urgence

Sous l’eau, grande réunion
Baleines, orque, dauphin, cachalot
Peur des hommes

Marine

La vie de la tribu

Poissons grillés, cris de mouettes
Enfants qui jouent
Bain de tranquillité

Laure-Anne

Badalona surveille les humains

Badalona dans l’océan
observe les humains
du coin de l’oeil

Galillée

Yiwa est amoureuse du Roux

L’amour entre le Roux et Yiwa
La mer devant eux
berce leurs bébés

Marine

L’amitié entre Badalona et le Roux

Grande baleine, petit homme
L’amitié résonne
La mer pétille sous le soleil

Laure Anne

*

Badalona

http://delivrer-des-livres.fr/place-du-marche-le-muscadier/

Patrick Joquel

Le Muscadier (2015)

L’auteur : Patrick Joquel est né à Cannes. Il a enseigné en Angleterre et au Sénégal, puis est revenu dans son département d’origine. Il est Instituteur, auteur de romans, d’albums, poète…

L’histoire : Un grand nuage a enveloppé la Terre. Un drôle d’hiver a nettoyé la planète de la plupart de ses habitants. Seules quelques espèces ont survécu. Parmi celles-ci, les animaux marins coulent des jours paisibles.

Mais un jour, Badalona, la baleine phosphorescente, aperçoit un feu sur le rivage. Les humains sont de retour. Les deux anciens ennemis vont-ils reprendre le combat ? ou vont-ils tenter de vivre en harmonie et s’apprivoiser ?

Mon avis : L’homme a détruit son environnement et a disparu. C’est du moins ce que croyait les baleines qui, elles, ont survécu. Celle qui nous raconte cette histoire ne connait pas l’homme. Il a disparu bien avant qu’elle ne naisse. Mais la mémoire collective des baleines dit que l’homme est dangereux, qu’il a failli éliminer les baleines des océans avec ses harpons et qu’il faut s’en méfier…

Cet homme que l’on rencontre ensuite est revenu à l’époque des cavernes, des huttes et du feu (que tout le monde ne sait pas faire). Il est déjà méfiant envers celui qui n’a pas la même couleur de peau ou de cheveux et prompt à éliminer celui qui se met en travers de son chemin. Bref, peut-il vraiment changer ?

Sur un fond post-apocalyptique, et sous la forme d’une belle légende « cétacéenne », une très jolie histoire de rencontre entre un homme et une baleine. L’homme est-il capable d’apprendre de ses erreurs ? Peut-il partager sans attendre quelque chose en retour ? Peut-il, en un mot, être « bon » pour son environnement et les êtres vivants qui l’entourent ? Doit-on systématiquement avoir peur de l’inconnu ? Un seul homme peut-il changer les choses ?

Ce très court roman (77 pages) permet de se poser plein de questions, et, pourquoi pas, d’essayer d’y répondre !

2 mars :
Patrick JOQUEL, Badalona, collection « Place du Marché », Editions Le Muscadier, 2015
Publié le 27 février 2015 par shangrila62

Roman d’anticipation
Un grand nuage a enveloppé la Terre, une grand hiver a nettoyé la planète de milliers d’espèces, dont les hommes. Les cétacés se sont adaptés … Un jour, un feu sur une plage … L’homme serait-il de retour ? Avec ou sans sa cruauté ?

Mon avis : Un coup de cœur !
La collection « Rue du Marché » a la particularité de s’adresser aux ados (à leurs parents) et de leur proposer des textes, parfois courts (nouvelles), d’autres clefs d’analyse et de compréhension du monde. Dans cette collection, j’avais déjà lu Charly qui m’avait laissé une forte impression.
Ici, une baleine et un homme changent, par la confiance qu’ils ont l’un en l’autre, les images mentales héritées de leur histoire ancienne commune.
Refaire le monde est possible, il suffit d’un seul. Là se trouve la force du « Penser Autrement », à contre courant, pour le bien-être des humains et de la biodiversité qui nous entoure …