PATRICK JOQUEL Sur ce site, mon agenda des manifestations, des animations ainsi que les dernières publications.

chansons

inédits à mettre en musique
©Patrick Joquel

1
J’ai sur ma bosse
un balai brosse
une broche en os
un gosse qui fauche
une moche très grosse
et dans ma posse
une porsche très proche

Tu as un gosse
un balai broche
une brosse en os
une moche qui fauche
une grosse qui bosse
et dans ta poche
un porche qui porsche

Il a un os
une brosse qui fauche
un gosse très moche
une grosse à broche
un balai bosse
et dans sa porsche
une poche très proche

Elle a une broche
un balai d’gosse
une grosse qui fauche
une bosse très porche
un os en brosse
et dans sa poche
une porsche très moche

Coupe la téloche
sors sur le porche
accroche une croche
à tes partoches
*
Ta peau ton corps vélin velours
Ensemble et décalés hors bord
Nous vivons libre et bout dehors
Loin du port horizon l’amour

Là bas aussi
Le bleu peut être pur
Infiniment limpide
Et tout en transparence
Offert comme un fruit mur
Doux au regard sans ride

Le bleu d’ici
C’est un bleu formidable

Là bas aussi
Le bleu peut être intense
Infiniment poignant
Quand le corps devient rance
A force de durcir
A force de mourir

Le blues d’ici
C’est un blues formidable

******************
Qu’on vive à coté d’la plaque
Ou les deux pieds dans la flaque
On n’fait que pleurer ses claques
Seul le soir sur son abaque
En adret comme en ubac
La vie est un cul de sac
On a la mort pour cornac

T’as le look hamac
Paresseux bête de somme
Comme je t’envie

Képi sifflets et matraque
Ici je me sens patraque
Mes fenêtres sont opaques
Trop étroites est ma baraque
Je voudrais prendre un kayak
Et ramer sur un grand lac
Entendre un nouveau ressac

T’as le look hamac
Paresseux bête de somme
Comme je t’envie

Dans ce foutu bric à brac
Où le climat se détraque
On s’bat comme des macaques
Dopé aux aphrodisiaques
Ou imbibés de cognac
On finira tous cardiaque
Sous les cris d’un grand corbac

*
Sous un gris parapluie
un papi prend la pluie
s’il se mouille attention
le papi rétréci
ra bien vite et voilà
Quand la pluie rétrécit
un papi par ici
quelle histoire attention
un papi rabougri
en veux-tu en voilà
un de poche un mini
un papi tout petit
qui peut fondre attention
prends-en soin sois gentil
le veux-tu le voilà
*
Ma maman veut faire un cadeau à papa
catastrophe il faut mettre à l’eau le radeau

Et maman creuse à la cuillère
une piscine sans frontière
pauvre papa
tous les cachalots de la mer
viennent y croquer son derrière

Elle achète un kilo de neige
un vieux balai un chapeau beige
pauvre papa
tous les bonshommes de Norvège
en rang par deux lui font cortège

Avec dix fleurs de carnaval
maman lui tresse un arc-en-ciel
pauvre papa
tous les essaims de l’Estérel
viennent y butiner leur miel
*
Dis-moi grand-père
oui dis pourquoi
au fond des bois
dans la clairière
on aperçoit parfois la nuit
deux très vieilles sorcières
La grande est blonde
et l’autre rousse
au fond des bois
toute une ronde
et sur la mousse
on aperçoit leurs vieux balais de buis

Tais-toi petit
n’en parle pas
ou tu seras changé en cri
*
La dune est une ogresse
Elle a tout avalé olé
tout dérobé obé
les chamelles et leur lait salé olé
la palmeraie oré
la mosquée ok

La dune est une ogresse
Elle a tout ensablé olé
tout englouti oti
les champs de riz ori
l’épicerie ori
les barbecues o…
Pardon

la dune est une ogresse
et moi je me frotte au piment
rouge pour échapper à son appétit
et retomber sur mes pieds olé
*
La mer quel cauchemar
chante l’orque épaulard
je n’aime ni nager
ni me sentir mouillé

Si j’étais plus léger
je quitterais les eaux
pour aller butiner
parmi les champs de blé
de doux coquelicots
J’aimerais tant voler
voguer sur les couplet des rafales d’été

Si j’étais moins trempé
j’irais contre ta peau
pour blottir mes secrets
parmi tous tes baisers
Le soir dans mon berceau
je pourrais t’embrasser
t’aimer et puis rêver
aux couleurs de l’été
*
Quand la colo boit du coca
le lama du Titicaca
boit du choco à la cola
Amalacolahouhoilà est un doux lama de là-bas
Amalacolahouhoilà je t’aime bien ami lama
Poncho et sombre sombrero
le lama du Titicaca
crachote au cri du grand condor
*
Si le ver de terre est mouillé
il ne faut pas le ramasser

Pourquoi ?
Parce que t’auras plein de boutons
tout autour de tes deux tétons

Mais si le ver a un chapeau
il faut lui chanter qu’il est beau

Si le ver de terre est cassé
il ne faut pas le recoller

Pourquoi?
Parce que t’auras plein de tétons
tout autour de tes p’tits boutons

Mais si le ver a un’moustache
il faut lui donner de la pistache

Si le ver de terre est salé
il ne faut pas le mâchouiller

Pourquoi ?
Parce que t’auras plein de boutons
tout autour de tes deux tétons

Mais si le ver porte des couettes
il faut lui chanter alouette

*
Ecoutez la chanson du rat
croqueur de son
qui s’était embarqué
avec tous ses paquets
pour un tour du monde en cinq à six secondes

Tout autour du Cap Horn
j’ai croqué du pop corn
Mais à Bonne Espérance
je n’ai pas eu de chance
la pirogue a coulé sous un grain trop salé

Loin du petit radeau
ballotté par les eaux
le rat ratatouillé
s’est trouvé tout mouillé
la pirogue a coulé sous un grain trop salé

Ce n’est pas aujourd’hui
que le rat déconfit
fera le tour du monde
en cinq à six secondes
la pirogue a coulé sous un grain trop salé

J’ai entendu dit Margot
la tortue et l’escargot
dire à tous les animaux
qu’ils étaient les plus beaux
mais moi je sais que c’est faux

Si l’un a sa coquille
et glisse sans béquille
au moindre choc
il s’entortille
et parfois sous mon pied croustille

Si l’autre en carapace
est d’une ancienne race
au moindre froid
on perd sa trace
et parfois la terre est de glace

*
Tout en se promenant
sur les doigts de sa main
il n’a pas retenu
sa dizaine en chemin
Le voilà bien perdu
bien perdu !
pauvre Jean !

Sur l’ongle de son pouce
il est assis il pleure
il n’atteindra jamais
la centaine en une heure
Le voilà mal aimé
mal aimé !
pauvre pousse !

A son retour de Rome
un neuf en chocolat
grelottant de grelots
tintamarrait par là
Entendant ses sanglots
il lui dit :  » Sois un homme ! »
Et Jean tout en rêvant
s’envola pour Neptune
avec ses dix crayons
il dessina dix lunes
dix maisons sans balcon
cent balcons ! ¨
Pauvre Jean !

*
Volent au vent nos maisons
volent au vent les prisons
le vent vole et sans raison
vole le vent mes maisons
Voleur de vent ! Hé voisins !
Chassons ce vent de septembre
où s’envolent nos vacances !
Chassons le jusqu’en décembre
que Noël soit en avance !

*
Dis moi maman où l’as tu trouvé mon papa ?
L’as tu trouvé dans la montagne
au bord d’un lac en plein soleil ?
Je l’ai trouvé dans la montagne
au bord d’un lac en plein soleil !

T’attendait il sur un chemin
tout en rêvant cheveux au vent ?
Je l’attendais sur mon chemin
tout en rêvant cheveux au vent

S’est il penché sur ton sommeil
te caressant de son sourire ?
Il s’est penché sur mon sommeil
m’a caressé de son sourire !

L’as tu cherché dans la forêt
le coeur empli de ses mystères ?
Je l’ai cherché dans la forêt
mon coeur battait sous les fougères !

L’as tu suivi de branche en branche
un soir d’automne et de lumière ?
Je l’ai suivi de branche en branche
un soir d’automne et de lumière !

Dis moi maman où et quand
m’avez vous trouvé ?
Nous t’avons rencontré un jour
encore endormi dans nos yeux

*
Je suis triste de toi mamie
viens donc me chercher à l’école
avec ton casque et ta moto
ma maman préviendra nickel
nous irons croquer un gâteau
chez mon grand copain Jérémie
Non ?
tu ne peux pas tu travailles
il faudra donc que je m’en aille
tout seul dormir sans tes bisous
de confiture sur mes joues
c’est long un jour loin de tes bras
mais je m’endors avec ton chat

*
Chanson de la cigale en septembre
Non non non non
je n’irai pas à l’école
adieu Valentine
adieu jean François
septembre est là
je deviens silencieuse
silencieuse et invisible
oui oui oui oui
ainsi s’en vont les saisons
ainsi va la vie
adieu les amis
je n’irai pas à l’école
adieu Valentine
adieu jean François

*
chauffe ton vin
pays je viens
je viens boire à tes odeurs
je viens vivre à ton heure

laisse tomber tes pichets vides
tes cruches fêlées
laisse tomber
les cieux arides
les tombes scellées
laisse tomber
les terres humides
les sources salées
laisse tomber
avec nous tu danseras

laisse rouiller
tes poings fermés
tes doigts de guerre
laisse rouiller
les mots armés
ta peau amère
laisse rouiller
les peurs chimères
la vie misère
laisse rouiller
avec nous tu danseras

danse chante et danse
la vie est neuf
corps sangria
corps allegria
corso fleuve
ton sang fait feu
de chaque jour
et tout le jour
ton corps fragile
tendre et docile
perle paupière

*
Du haut de la falaise
pomme et grains de mélèzes
chocard a les chocottes
crotte crotte et poil de marmotte
volera volera pas
Le choucas lui chuchote
crotte et poil de marmotte
chausse donc des chaussettes
plume et poil de fauvette
volera volera pas
Le chamois lui susurre
plume et poil de fauvette
chausse donc des chaussures
cuir et poil de voiture

*
Si la peau
De chacun
De nos visages
Offre à la terre
Une couleur unique

Nous avons un nez
Pour s’enrhumer
Eternuer
Un nez pour le moucher

Nous avons un nez
Pour respirer
Les fleurs d’été
Jardin parfum café

Nous avons des joues
Pour les gonfler
Pour les bouger
Pour inventer des bruits

Nous avons des joues
Pour es caresses
Pour les bisous
Pour sourire à la vie

Nous avons des yeux
Pour regarder
Apprendre à lire
Et pour se reposer

Nous avons des yeux
Plein de couleurs
Pour voir la vie
Pour rire ou pour pleurer

Nous avons des oreilles
Pour écouter
Jouer la ville
Et les chansons du monde

Nous avons des oreilles
Pour le silence
Et les mots doux
Petits flocons joyeux

Nous avons une bouche
Oui pour parler
Ou pour chanter
En Arabe en Anglais

Nous avons une bouche
Pour bien manger
Pour nous croquer
Pour donner des bisous

Si la peau
De chacun
De nos visages
Offre à la terre
Une couleur unique