PATRICK JOQUEL Sur ce site, mon agenda des manifestations, des animations ainsi que les dernières publications.

éphémères

Les éphémères du passant; les éphémères du bouquetin sont presqu’épuisés


les éphémères qui suivent, eux, sont inédits :
Reprendre les éphémères
Un par jour après lecture du monde ?

9 mai 17
Être jeune. Aurore ou crépuscule ? Être jeune ? deux mots ? un éclair aux prunelles ? une tendresse au regard ? un horizon fou à portée de paupières ? un désir tendu vers un impossible à croire ? un merle bondissant, bicolore et  enchanteur d’aube ? un silence drapé chauve-souris ? une solitude ?
Être jeune : vivre au présent continu le temps d’un corps. Simplement. Ouvert. Peut-être
*
10 mai 17
Banc de brouillard. Le Doublier prend son air Fuji d’aurore. Le silence. les merles. Un gruyère bleu nuages. Et le vent d’Est dans les feuilles du noyer, dans la houle des chênes, le peigne des pins et les fuselages de cyprès. Une impression de beau temps dirait météo France en attendant la prochaine dépression. D’un nuage à l’autre. Patience.
La sieste installe une couette grise. Calme. Juste humide. Attente d’une pluie hypothétique. L’après-midi oscillera entre studieux et lecture ; cuisine et rêverie. Certains jours sont ainsi tranquilles et paisibles sous une couleur sans éclat. Juste présents. Peut-être

Éphémères 2016

01 janvier 16
Mes lointains ancêtres tropicaux portaient peau sombre. Elle les a accompagnés le long de leurs migrations. Puis s’est éclaircie. Adaptation. Les marqueurs génétiques connus à ce jour datent l’éclaircissement à moins 10 000 ans, à quelques grains de beauté près. Hier donc. Pas de quoi tirer fierté, mais plutôt sourire en coin…
Mon rêve mat est un souvenir. Peut-être
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Éphémères 2015
sept 15
Aurore. Les crêtes s’éclairent. La lumière caresse leurs pentes jusqu’aux secrets vallons. Lentement. Paisible. Plaisir bleu. Ce bleu formidable d’ici. Je ne m’en lasse pas plus que je ne me lasse de vivre. Malgré les poids dont me chargent les jours… Malgré tout ce qui fripe, ride, griffe, je tente chaque matin de rester le petit surpris que tout étonne et amuse. Peut-être
2  013
Voyager. Partir. D’autres Terres. Je signe tout de suite. Histoire d’éviter un astéroïde. Une bêtise nucléaire. Histoire de croire que l’homme a une chance de vivre en harmonie avec l’univers. Une chance. À saisir. Enfin. Un commencement. Une autre histoire. Un oser la paix. Peut-être
*
2 février 13
L’instant thé. S’arrêter. Respirer. Errer des yeux. Sentir le parfum léger du moment. goûter le chaud. Entre les paumes. Dans la bouche. L’écouter révéler le corps. Savourer. Songer. Voilà. Accordé au monde  ; sourire. Peut-être

Éphémères 2012
Je ne suis pas certain de l’égalité du droit à l’accès aux chocolats ces temps-ci. Je ne sais pas ce que tu en penses non plus. Quant aux trois questions que posent et soulèvent les couleurs, les parfums, textures et variabilité du pourcentage de cacao bio ou non, je les abandonne à ceux qui savent, à ceux qui se chargent de nous penser à leur image trébuchante d’euros ou autres dollars.
Par contre, l’accès aux étoiles est à peu près partagé par tous de manière plus ou moins équitable et durable. En cas de coupure nocturne, l’égalité des chances d’apercevoir la brève étoile de Noël diminue en proportion du temps d’obscurité totale offert. Peut-être
18 déc. 12

8 décembre 12
Je traverserai l’automne comme les autres saisons. Les yeux dans le bleu. Tendus vers. Que veux-tu  ? l’appel résonne dès le petit matin. Parfois même avant. Debout. Partir. Il en est ainsi depuis que s’est allumée l’étincelle humaine dans un regard primate. Je n’invente rien. Je suis simplement traversé. Comme toi. Peut-être

21 octobre 12
Petite pluie du dimanche après-midi. Repos. Sonate de Beethoven. L’automne. Le gris. Repos. Tout le corps exhale une odeur fatigue. Chaque expiration en enlève un copeau. Comme on taille un crayon. Bien et affûté. Prêt à l’emploi.
Tonnerre. sonate. Bruits doux de la pluie. Repos. Silence. respiration tranquille. Le corps s’accorde au temps. Aux temps. Celui qui passe et celui qui mouille  ; comment vivre désaccordé  ? Je ne sais pas. je me repose. Serein. Joyeux. Songeur et paisible. Je regarde par la fenêtre. Uniformité du ciel gris. Après tant de bleus. Du gris d’automne. Un peu. Pour mieux roussir l’éclat des mélèzes. Peut-être

14 oct. 12
Je me demande souvent d’où vient tout ce gris dans la ville  ? Est-ce pour atténuer le bleu  ? Le désir d’espace qu’il ouvre aux yeux des passants  ? Ou bien pour que vivre soit sans vague. Que chacun reste bien les yeux entre les glissières. En sécurité. Intégré au déroulé du goudron. Itinéraires jalonnés de poteaux indicateurs. Sans autre rouge que celui du feu. Temps de cerveau disponible à bande fm. 60’ par heure de pub ininterrompue ou d’infos continues, stressantes ou désespérantes. Difficile d’entendre la différence quand les gris rivalisent de grisaille. L’oser ? Peut-être

11 octobre 12
Souvent le désir d’espace me saisit aux poumons. Me chatouille aux mollets. Urgence de l’air sur ma peau. Du bleu aux yeux. Ouvrir au moins la fenêtre et au balcon respirer la nuit. Profondément. Jusqu’à en inspirer une étoile et ne laisser au noir que son sillage d’escargot. Le rêve est dans sa coquille. Il me couve. Me construit. Jusqu’à l’envol. Jusqu’à l’ombre du bouquetin.Peut-être

22 sept.-12

On dit que la vie ne tient qu’à un fil. Ok. Cependant quand on perd le fil, à quoi ça rime tout ça  ? sms  ? gsm  ? gps  ? wifi  ? Est-ce que les petits cailloux qu’on sème ou qu’on assemble suffisent pour tenir la route  ? Peut-être

21 sept. 12.
Non  !

8 mai 12
Ciel Bleu gris tender au lever des merles. Puis la mer souffle un soupir d’éveil. Ciel gris nuages. Un tapis aérien. Couvercle. Puis le soleil ôte ce chapeau. Retour au bleu limpide. Formidable. la respiration de la planète. Vivante. Parfois, pris sous nos tunnels de contournement nous la perdons de vue. De vie. Pas de connexion. Même pas les urgences. Les chemins de traverse, il est urgent de les fréquenter. En Free Rider. Peut-être

4 mai 2012
Les nuages. Le gris. L’éclat métal de la mer. Sa respiration. Ample. Écume. Entrer dans son rythme. Se caler sur le souffle de la mer. Respirer grand large. Respirer un soupir plus loin que l’horizon. Simplement. Peut-être

Le canal. L’aube. Anémones et pâquerettes figent leur danse. Un lumineux Matisse les a saisies. Les oiseaux des jardins l’accompagnent  ; le conseillent  ; je tente de marcher sans rien déplacer du monde. Léger comme une fleur de cerisier. A défaut de réussir. Je m’immerge dans l’instant. Méditation instantanée. Peut-être

1 avr. 12
Les cerisiers. Blancs. Fidèles à leur lune. Leur éclat. Leur légèreté. Comme si le regret des flocons… Et toujours le silence. se pose. Blanc. Sur le sol. Chaque fois la même question. Comment un tel blanc peut-il devenir si rouge  ? si craquant  ? si juteux  ? savoureux  ?
Devenir cerise n’est pas à la portée des humains semble-t-il. bien peu y parviennent et pour si peu de temps. Toi ? Peut-être