PATRICK JOQUEL Sur ce site, mon agenda des manifestations, des animations ainsi que les dernières publications.

éphémères

Les éphémères du passant; les éphémères du bouquetin sont presqu’épuisés

les éphémères qui suivent, eux, sont inédits :

Éphèmères 21.22

éphémères août 21
éphémère du 24 aout
à Alain Boudet IM
Le commandant et son équipage te souhaite la bienvenue à bord du Passage. Je t’imagine, sourire lunaire et curieux, regarder autour de toi qui t’accompagne aujourd’hui. Des inconnus. Tous les âges, un bel échantillon d’humanité, diversité comme tu aimes. Tu remarques un vieux dictateur, tu te dis qu’il aurait pu choisir un autre jour. Tu préfères suivre des yeux ce batteur d’un groupe de rock. Tu imagines les baguettes posées sur la batterie comme ton clavier muet ou ton crayon à lamine cassée sur ton cahier. Mains vides. Juste des souvenirs sur les étagères, quelques éclairs au frigo.
Et moi, je garde ton sourire lumineux, ta gentillesse et tes mots.
Merci Alain.

éphémère du 25 août
à Jean-Louis Wathy
Aurore. La mer. Les nuages. Légers, les nuages. Juste pour la couleur. L’orange de l’éveil. Et ce cheminement aux cent miroirs pour guider l’horizon à tes yeux. L’horizon. 
Quelques souvenirs montent sous la paupière. Des reflets. Des paillettes. Des éclats de braises intérieurs affinent tes iris. Comme un goéland aiguise le ciel de son vol rauque. À l’affût. Pêcheur d’instants. Futurs ou passés, tous présents. Dans les nuages. La mer. L’aurore.

éphémère du 20 août
à sophie braganti
Je regarde la mer. La mer aux dim mille secrets. Parfois un écueil pointe ses dents entre deux vagues. Parfois un poisson volant. Ou un dauphin. La tête d’une cromoran. Un périscope. Non. J’exagère. Les seuls périscopes que j’ai vu sont dans Tintin ou au cinéma. Tant mieux. La mer ici est en paix. Moi aussi.

éphémère du 18 août
à Clara Regy
tout un cheminement solaire. Mouvant. L’horizon à portée de cils. Les vagues écument leurs paupières sous tes yeux. Tu ris avec la mer en mille éclats. Tu marches. léger. Sur des paillettes de lumière. Étincelles flottantes.
Tu le sais le jour va passer. Tu n’es pas certain d’en atteindre le crépuscule. La mer non plus. Elle s’en moque autant que toi. Houle des vagues. Haussement d’épaules. Peu importe : l’instant est à la lumière, au ressac et aux cigales

éphémère du 17 août
à ga desliens
4h21am. Le thé au balcon. Entrées maritimes. Les nuages côtiers cachent les étoiles. Chaleur humide. Une auto s’arrête. Quelqu’un marche. Entre dans l’immeuble. Le livreur du Monde. Chaque matin sauf le lundi : le Monde dans la boite aux lettres. Grâce à un livreur. Finalement le monde n’est pas si grand. Pas si lourd. Chaque matin il trouve un abri le monde.
Un monde en papier me parle d’hommes sans papiers. Sans domicile. D’hommes errants. Hommes. Femmes. Enfants. Ados. Exilés. L’espoir d’une vie. Quelque part. Ils ne font que passer dans la boite aux lettres. Éphémère abri. Je lis leurs mots. Je pense à eux. J’écris quelques mots. Je les donne à lire. Solidarité de papiers partagés. Des mots qui passent. D’un regard à l’autre. D’un passant à un autre. Nous sommes tous de passage.
11 à Claude Held
Patiente la mer. Si patiente. Avec ses roulés galets sur le sable doré. Mouillé. Lissé. Cette lente usure. Cette obsession de la courbe. De la poudre. De la couleur. D’une douceur aussi. Pas toujours. Parfois à l’aurore un câlin rose orangé sur la peu du nageur. Doré. Pouillé. Lissé. Cette obsession à le caresser. Caresse totale. Intime. Parfaite . Et la lumière renouvelée sans cesse de l’écume au ressac. Cette obsession de la lumière enroulée.
8 à Sylvie Joquel
Carrefour Vauban Cannes. Verts platanes et verts cyprès. Couleurs peu variées des autos. Couleurs régulières des feux de circulation. Couleurs plus variées des corps et de leurs vêtements en marche. Ciel bleu limpide et sans répit. Deux drapeaux flottent dans l’air incolore. Bleu blanc rouge et l’autre bleu étoilé. Noir du café terrasse. Cannes un matin d’été. Un matin tôt. Matin souligné de jardinières fleuries. D’objets multiples et d’engins divers. Mécaniques ou immobiles. De corps mobiles ou de végétaux. Les mécaniques de la vie.

9 à Sébastien Féranec
aurore. La grève. Sable lissé pur ; pas mème une patte de goéland. Cependant mes yeux suivent les lignes des vagues nocturnes. Courbes fines tavelées de petits galets colorés. Brassés à chaque vaguelette. Installation rocheuse éphémère. Comme ces lignes. Chaque vague efface une ou plusieurs courbes. En trace une autre. Tout aussi éphémère. Arthur mêlait l’éternité à la mer. Les lignes du rivages en marquent l’éphémère. Lignes de mer. Lignes de vie.

À jorge vargas
4,25 am. une étoile est tombée dans mon mug de thé. M’a éclaboussé d’espace. De temps aussi. Une fraction de seconde : je me souviens de ces grandes étendues vides et obscures. De ces tourbillons de matière. De ces blocs errants solitaires dans la solitude. Juste en face du balcon un trait de lumière. Et mes yeux qui le traverse. Hasard de rencontre. Instant du sourire. Un caillou suffit à me rendre heureux. Un mug de thé et un caillou.

5
à Anne Piquemal

menu breakfast : le grand bol gris de la méditerranée. Air frais. Mer agréable à nager. Ouverture de la terrasse de la cabane l’Entorse : parasols et tables bleu. Une tasse de café. Horizon fondu dans les nuages. Silence. Pas de vague. Quelques mouettes en quête d’un premier poisson. Piqués. Pas facile une vie de mouette. Plus difficile que tremper un croissant dans son café. Finalement, l’humain a de la chance. Surtout celui du 21e siècle. « Bonjour, un café croissant s’il vous plait » et hop tout apparaît. Sourire offert. Ce n’est pas le gris de ce petit matin qui va gâcher la joie du café après la nage. Non. Une goutte cercle le café dans sa tasse. La pluie. Enfin une goutte. Une deuxième. Et d’autres. Mais tranquilles. Pas de quoi transformer le parasol bleu en parapluie. Le ciel respecte la pause café. Merci la vie.
éphémère du 30 juillet 21
à Dominique Lallemand
Éphémère du 29 juillet 21
à Jean Corbucci

on dit l’incessant clapotis de la mer. Je l’écoute. Le mot clapotis est réducteur. Subtiles variations du rythme. Mélodie du ressac. Loin d’être un bruit de fond, c’est un orchestre de crique.
À l’écouter je m’exerce à l’immobilité du goéland quand il tente le mimétisme rocher. Plur rien ne bouge/ pas mpme un cheveu. Rien sauf les paupi »éries et les poumons. La mer. Je l’éocute. Je me dis que je n’écoute jamais assez loin.
Des milliers d’années de clpats et chaque seconde un son unique. Pas différent. Juste une ligne mélodique=. Une impro à l’affût de la note bleue. Frangée d’écume légère. Calme. Une partition. La Terre est une partition.
Tempo d’une cigale. Envol du goéland. Mes yeux le suivent. S’envolent.

éphémère du 11 août 2021
à Juliette Grégoire

Je regarde la mer. Calme. L’aurore joue au go : nuages orangés contre bleu limpide. Petits les nuages. Le soleil pour arbitre.
La mer miroite en dix mille étincelles dansantes. Cent éphémères papillonnent mon regard. Étincelles volantes. Unique désir. La vie. Minuscule. Son élan. Si rapide. L’intemporel silence de la mer. Presque le silence. Presque intemporel son clapotis. Léger ressac. Ondes venues de si loin. Le vol si léger des éphémères. Et moi méditemps l’espace que traverse un goéland rieur. La vie. La mer. Le ciel. Dix mille désirs offerts et à offrir. Juste une heure un matin sur la Terre.

22 juillet
à
cette nuit, j’ai nagé avec une orque. En surface et en profondeur. J’ai caressé sa peau. Commme un jeu. Une main pour le noir. L’autre lpour le blanc. Caresses pour un tour de coprs. Étapes sourires. Ce matin le yunnan a un goût marin.

éphémères du 26 juillet 21
à J.Held

L’été. Les tomates. Dressées. Leurs jeux de couleurs. Nuances de verts. Délicatesse de la fleur. La gamme des rouges. Ou selon la variété des jaunes, des noirs…
les odeurs après la pluie. Pendant la cueillette. Leur éclat sur la table. Bientôt le ronronnement du filet d’huile d’olive le miaulé du basilic.
Bon appétit.

Éphémère du 28 juillet 21
à Hossein Bayat

Place de la Mairie. La fenêtre du bureau de Laurent comme un écran. Des platanes. La brise. La légèreté des ombres sur le sol. Film en noir et blanc.
Des centaines. Des milliers de feuilles. Le vent les compte-t-il à son passage ? Attend-il l’automne ? Et que fait-il de son décompte ?
Je guetterai en octobre les dix dernières feuilles pour jouet avec elles un ultime compte à rebours.

9 mai 17
Être jeune. Aurore ou crépuscule ? Être jeune ? deux mots ? un éclair aux prunelles ? une tendresse au regard ? un horizon fou à portée de paupières ? un désir tendu vers un impossible à croire ? un merle bondissant, bicolore et  enchanteur d’aube ? un silence drapé chauve-souris ? une solitude ?
Être jeune : vivre au présent continu le temps d’un corps. Simplement. Ouvert. Peut-être
*
10 mai 17
Banc de brouillard. Le Doublier prend son air Fuji d’aurore. Le silence. les merles. Un gruyère bleu nuages. Et le vent d’Est dans les feuilles du noyer, dans la houle des chênes, le peigne des pins et les fuselages de cyprès. Une impression de beau temps dirait météo France en attendant la prochaine dépression. D’un nuage à l’autre. Patience.
La sieste installe une couette grise. Calme. Juste humide. Attente d’une pluie hypothétique. L’après-midi oscillera entre studieux et lecture ; cuisine et rêverie. Certains jours sont ainsi tranquilles et paisibles sous une couleur sans éclat. Juste présents. Peut-être

Éphémères 2016

01 janvier 16
Mes lointains ancêtres tropicaux portaient peau sombre. Elle les a accompagnés le long de leurs migrations. Puis s’est éclaircie. Adaptation. Les marqueurs génétiques connus à ce jour datent l’éclaircissement à moins 10 000 ans, à quelques grains de beauté près. Hier donc. Pas de quoi tirer fierté, mais plutôt sourire en coin…
Mon rêve mat est un souvenir. Peut-être
*
Éphémères 2015
sept 15
Aurore. Les crêtes s’éclairent. La lumière caresse leurs pentes jusqu’aux secrets vallons. Lentement. Paisible. Plaisir bleu. Ce bleu formidable d’ici. Je ne m’en lasse pas plus que je ne me lasse de vivre. Malgré les poids dont me chargent les jours… Malgré tout ce qui fripe, ride, griffe, je tente chaque matin de rester le petit surpris que tout étonne et amuse. Peut-être
2  013
Voyager. Partir. D’autres Terres. Je signe tout de suite. Histoire d’éviter un astéroïde. Une bêtise nucléaire. Histoire de croire que l’homme a une chance de vivre en harmonie avec l’univers. Une chance. À saisir. Enfin. Un commencement. Une autre histoire. Un oser la paix. Peut-être
*
2 février 13
L’instant thé. S’arrêter. Respirer. Errer des yeux. Sentir le parfum léger du moment. goûter le chaud. Entre les paumes. Dans la bouche. L’écouter révéler le corps. Savourer. Songer. Voilà. Accordé au monde  ; sourire. Peut-être

Éphémères 2012
Je ne suis pas certain de l’égalité du droit à l’accès aux chocolats ces temps-ci. Je ne sais pas ce que tu en penses non plus. Quant aux trois questions que posent et soulèvent les couleurs, les parfums, textures et variabilité du pourcentage de cacao bio ou non, je les abandonne à ceux qui savent, à ceux qui se chargent de nous penser à leur image trébuchante d’euros ou autres dollars.
Par contre, l’accès aux étoiles est à peu près partagé par tous de manière plus ou moins équitable et durable. En cas de coupure nocturne, l’égalité des chances d’apercevoir la brève étoile de Noël diminue en proportion du temps d’obscurité totale offert. Peut-être
18 déc. 12

8 décembre 12
Je traverserai l’automne comme les autres saisons. Les yeux dans le bleu. Tendus vers. Que veux-tu  ? l’appel résonne dès le petit matin. Parfois même avant. Debout. Partir. Il en est ainsi depuis que s’est allumée l’étincelle humaine dans un regard primate. Je n’invente rien. Je suis simplement traversé. Comme toi. Peut-être

21 octobre 12
Petite pluie du dimanche après-midi. Repos. Sonate de Beethoven. L’automne. Le gris. Repos. Tout le corps exhale une odeur fatigue. Chaque expiration en enlève un copeau. Comme on taille un crayon. Bien et affûté. Prêt à l’emploi.
Tonnerre. sonate. Bruits doux de la pluie. Repos. Silence. respiration tranquille. Le corps s’accorde au temps. Aux temps. Celui qui passe et celui qui mouille  ; comment vivre désaccordé  ? Je ne sais pas. je me repose. Serein. Joyeux. Songeur et paisible. Je regarde par la fenêtre. Uniformité du ciel gris. Après tant de bleus. Du gris d’automne. Un peu. Pour mieux roussir l’éclat des mélèzes. Peut-être

14 oct. 12
Je me demande souvent d’où vient tout ce gris dans la ville  ? Est-ce pour atténuer le bleu  ? Le désir d’espace qu’il ouvre aux yeux des passants  ? Ou bien pour que vivre soit sans vague. Que chacun reste bien les yeux entre les glissières. En sécurité. Intégré au déroulé du goudron. Itinéraires jalonnés de poteaux indicateurs. Sans autre rouge que celui du feu. Temps de cerveau disponible à bande fm. 60’ par heure de pub ininterrompue ou d’infos continues, stressantes ou désespérantes. Difficile d’entendre la différence quand les gris rivalisent de grisaille. L’oser ? Peut-être

11 octobre 12
Souvent le désir d’espace me saisit aux poumons. Me chatouille aux mollets. Urgence de l’air sur ma peau. Du bleu aux yeux. Ouvrir au moins la fenêtre et au balcon respirer la nuit. Profondément. Jusqu’à en inspirer une étoile et ne laisser au noir que son sillage d’escargot. Le rêve est dans sa coquille. Il me couve. Me construit. Jusqu’à l’envol. Jusqu’à l’ombre du bouquetin.Peut-être

22 sept.-12

On dit que la vie ne tient qu’à un fil. Ok. Cependant quand on perd le fil, à quoi ça rime tout ça  ? sms  ? gsm  ? gps  ? wifi  ? Est-ce que les petits cailloux qu’on sème ou qu’on assemble suffisent pour tenir la route  ? Peut-être

21 sept. 12.
Non  !

8 mai 12
Ciel Bleu gris tender au lever des merles. Puis la mer souffle un soupir d’éveil. Ciel gris nuages. Un tapis aérien. Couvercle. Puis le soleil ôte ce chapeau. Retour au bleu limpide. Formidable. la respiration de la planète. Vivante. Parfois, pris sous nos tunnels de contournement nous la perdons de vue. De vie. Pas de connexion. Même pas les urgences. Les chemins de traverse, il est urgent de les fréquenter. En Free Rider. Peut-être

4 mai 2012
Les nuages. Le gris. L’éclat métal de la mer. Sa respiration. Ample. Écume. Entrer dans son rythme. Se caler sur le souffle de la mer. Respirer grand large. Respirer un soupir plus loin que l’horizon. Simplement. Peut-être

Le canal. L’aube. Anémones et pâquerettes figent leur danse. Un lumineux Matisse les a saisies. Les oiseaux des jardins l’accompagnent  ; le conseillent  ; je tente de marcher sans rien déplacer du monde. Léger comme une fleur de cerisier. A défaut de réussir. Je m’immerge dans l’instant. Méditation instantanée. Peut-être

1 avr. 12
Les cerisiers. Blancs. Fidèles à leur lune. Leur éclat. Leur légèreté. Comme si le regret des flocons… Et toujours le silence. se pose. Blanc. Sur le sol. Chaque fois la même question. Comment un tel blanc peut-il devenir si rouge  ? si craquant  ? si juteux  ? savoureux  ?
Devenir cerise n’est pas à la portée des humains semble-t-il. bien peu y parviennent et pour si peu de temps. Toi ? Peut-être