lectures d’avril 2026
Lectures d’avril 2026
Patrick Joquel
www.patrick-joquel.com
Poésie
Titre : Jamais dire toujours
Auteur : sébastien joanniez
Éditeur : La joie de lire
Année de parution : 2025
prix : 14 €
Un livre de poésie. Comme un manifeste. Qu’est-ce que la poésie ? Qui peut vraiment répondre à cette question ? Les poètes arpentent chacun leur voie poétique. Les chercheurs universitaires déroulent leurs réflexions. Les lecteurs, leurs affinités… Et Jean-Pierre Siméon rappelle que la « poésie, c’est autre chose ». Bref, on la reconnaît, mais on ne sait pas qui elle est.
Dans ce livre saisissant, Sébastien Joanniez, propose des poèmes comme autant de pistes pour aborder la poésie, pour en écrire si on s’y sent appelé. C’est tout simple. Tout riche. Ça se lit et se relit. Ça ouvre des horizons.
Un livre que tout poète et tout médiateur poésie (poète, enseignant, chercheur, bibliothécaire, animateur et j’en oublie…) devrait glisser dans sa poche et présenter. C’est d’ailleurs ce que je vais faire, au hasard de mes voyages/livres.
À mettre aussi dans les bcd et cdi, dès 10 ans.
https://www.lajoiedelire.ch/products/jamais-dire-toujours-1?_pos=1&_sid=5117e35b0&_ss=r
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Titre : Pencher le cœur
Auteur : Philippe Mathy
peinture : Marie Alloy
Éditeur : L’Ail des ours
Année de parution : 2026
prix : 8€
De petits pavés de prose à déguster au jardin. Ce petit monde clos sur lui-même et qui ouvre le cœur à l’infini. Au rythme des saisons. Au tout petit. À la vie mystérieuse et à la mort. Au renouveau. Marcher au jardin ou s’ancrer à la Terre.
Partout petits battements dans l’herbe qui tremble, feuilles des buissons qui frissonnent, branches qui se frôlent, insectes chaque jour qui circulent, oiseaux qui découpent le ciel à découdre leurs vols. Par tout petits battements jusque dans mon corps où la douleur compte les années…
Parfois on va un peu plus loin. On sort. Au dehors. Dans le monde. Celui de Philippe Mathy borde la Loire, alors suivons son regard quand il marche le long du fleuve :
La lumière n’en finit pas de bégayer sur le fleuve. Sans rien comprendre je ne me lasse pas de son discours.
Des pages comme des instants de promenade, de méditation, d’écoute. À l’affût. De la joie et de toutes les vies.
De mes jardins de passage, j’aurai goûté à l’éphémère des saisons. Chaque année couleurs et parfums n’étaient ni autres ni les mêmes. C’est en butinant comme une abeille que j’ai appris à chanter le temps qui me quittait.
À découvrir dès le collège.
https://www.editions-aildesours.com/35845-2/