PATRICK JOQUEL Sur ce site, mon agenda des manifestations, des animations ainsi que les dernières publications.

La Suze printemps des poètes 2026

Chères poétesses, chers poètes,
L’Association des Amis des Printemps Poétiques a le grand plaisir de vous confirmer votre participation aux Rencontres Plurielles Poétiques Sarthoises, qui se tiendront du mercredi 18 au vendredi 20 mars 2026 en Sarthe.
Ces journées seront placées sous le signe du partage et de la rencontre entre vous les poètes invités et les élèves — de la maternelle au lycée — de tout le département.
➤ Modalités d’intervention
• Vous interviendrez quatre fois au total (deux interventions par jour).
• Les classes qui vous seront attribuées ne sont pas encore définitivement confirmées ; nous vous les communiquerons dès que la répartition sera établie.
• Chaque rencontre durera soit 2h et sera rémunérée 160€ soit 3h rémunérée 240€ (en fonction du choix des classes).
• Une correspondance préalable avec chacune des quatre classes débutera en janvier 2026, afin de créer un premier lien avant votre venue.
• Vos frais de déplacement seront pris en charge par l’association, dans la limite de 200 € maximum sur présentation des justificatifs.
➤ Soirée de clôture : La Table des Poètes
Le vendredi 20 mars au soir, les Rencontres se concluront par un moment convivial et ouvert au grand public :  La Table des Poètes. 
Ce sera l’occasion pour les visiteurs de vous rencontrer, d’échanger avec vous, de découvrir vos ouvrages et de se les faire dédicacer. 
Une carte blanche vous sera également donnée lors d’une lecture publique, animée conjointement par vous et l’association.
Nous reviendrons très prochainement vers vous avec les informations pratiques détaillées (horaires, lieux, hébergements, etc.).
Nous vous remercions chaleureusement pour votre présence et votre engagement, qui permettront à de nombreux élèves de vivre la poésie autrement : vivante, incarnée et partagée.
Avec toute notre amitié poétique,
 
Brice HERCE
CPC
10 rues des Acacias, 72700 Allonnes
Mission départementale Poésie, groupe LFI
Président de l’association Les Amis des Printemps Poétiques
http:// www.printempspoetique.com/

fiche préparée par le printemps de la Suze : bio poésie
Fiche poésie bio JOQUEL 2026

L’emploi du temps :
le dernier emploi du tps 24.12 Emploi_du_temps_poetes_16_20_mars_2026

L’école de Chantenay Villedieu prépare ma venue

choix de l’école :
pour une préparation de nos rencontres du jeudi 19 mars

horaire classe

8h45/9h15 Pauline : TPS/PS/MS 30’ découvrir un livre en collectif écoute
discussion et création autour du thème du Petit Prince (oral) Choisir un dessin du Petit Prince et expression orale pour écrire un texte
demander à l’enseignante de choisir avec ses élèves une illustration
choix du livre à présenter : 22 sandwiches and a toast

9h15/10h Nadège : MS/GS 45’ découvrir un livre en collectif heureux comme l’orque ou écoute
discussion et création autour du thème du Petit Prince (dessin + oral) : l’avion et l’hélicoptère.

10h/11h Aurélie : CP/CE1 60’ découvrir un livre en collectif la rime a des bisons

création autour du thème du Petit Prince ou à partir d’une photo, poème collectif. je rêve de… je veux avoir… j’aimerais…

13h30/15h Edwige : CE1/CE2 90’ découvrir un livre en collectif heureux comme l’orque
atelier d’écriture : nettoyer la planète

11h/11h30 et 15h15 16h15 Olivier, Thelma : CM1/CM2 90’ découvrir un livre en collectif la rime a des bisons
questions/réponses autour du métier d’auteur

création autour du thème du Petit Prince à partir du poème de Philippe Soupault : Je vous écris.


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en 6e au Collège de la Suze sur Sarthe, quelques photos


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L’école de Guécélard, classe CE1/CE2 prépare ma venue le vendredi 20 mars après-midi.
Nos échanges avec l’enseignante
1
Bonjour Mr Joquel,

je suis enseignante à l’école de Guécélard (Sarthe) et dans le cadre de la semaine du Printemps Poétique de la Suze
notre classe vous accueillera le vendredi 20 mars après-midi. L’effectif de la classe est de 25 élèves (7 CE1 et 18 CE2).
J’aurais souhaité pouvoir échanger avec vous pour préparer cette rencontre.
Est-il possible de se contacter par téléphone ?  Quand seriez-vous disponible pour un premier échange ? 

Cette année, les élèves ont découvert les haïkus (lecture, écoute). Depuis la rentrée, ils se sont lancés dans l’écriture.
Je souhaiterais intégrer leurs productions dans notre jardin pédagogique ou dans la cour de l’école afin de les partager
avec les autres classes. 

Je vous remercie d’avance pour votre retour.
Cordialement.

2
Sylvia Curbet

Bonjour Sylvia
voici le résumé de notre conversation d’hier

vendredi après-midi 13h45/15h//15h20/16.30
- questions/ haïkus 2 en collectif et un en individuel photos paysage/ végétal : fleur / légume préparer une douzaine de photos pour le choix
- un poème fleur / légume en collectif hors haïku pour changer : tanka/rime ou pas/ humour ou zen ?

si tu sais quelles fleurs ou légumes tu vas planter on peut chercher des photos correspondantes pour mettre le poème au bon endroit par exemple.

voici le lien pour la page haiku du jour, et les autres onglets « inédits’ présentent différentes choses

https://www.patrick-joquel.com/haikotidien-et-inedits/

bonne journée

3
Bonjour,

merci pour ce message. Le déroulé de la rencontre me convient tout à fait.
Pour notre jardin,  j’avais dans l’idée de planter : radis, salades et fraises
ainsi que quelques plantes aromatiques (persil et ciboulette),
et aussi quelques oeillets de poète et coquelicots.

Je profite de la 2ème semaine de vacances pour peaufiner mon projet de jardinage.
Les enfants ont commencé à écrire à partir de 2 photos choisies sur le site  haik’otidien
(celles du 29 et 31 janvier).
Avant de partir en vacances nous avons lu les haïkus de la semaine et ils ont adoré
celui du 11 février sur le repas olympique. C’est prometteur !

Je joins à ce message les premières questions des enfants. 

Bon week-end et bonnes vacances si vous en avez. A bientôt.

Sylvia  Curbet

4Questions des enfants

À quel âge as-tu commencé à écrire de la poésie (enfant ou plus tard) ?
J’ai commencé à écrire des poèmes vers 14/15 ans. Presque chaque jour j’en écrivais un, dans un grand cahier. Et puis je les ai gardés. Je les ai donnés à lire aux copains, aux copines et comme ils étaient gentils, ils me disaient que c’était bien. Que ça leur plaisait. Alors j’ai continué.

Comment devient-on un poète ?
Il y a trois voies fondamentales pour devenir poète. D’abord écrire des poèmes. Et se dire qu’on est pas génial : le poème qu’on croit fini ne l’est pas. On le relit. On le corrige. On enlève des mots. On en change d’autres. Ce n’est jamais vraiment fini un poème.
Ensuite, les partager. On donne à lire ses poèmes. On écoute les réactions aussi. On les donne à lire à d’autres poètes, à des éditeurs de poésie (revues, livres…) et on écoute les réactions. On en tient compte aussi. On cherche à s’améliorer.
Et pour finir, on lit les autres poètes. Les anciens, les contemporains. Pour voir comment ils écrivent. Découvrir leurs visions du monde, leurs inspirations. On est curieux des autres.

Quand tu écris, tu es plutôt dehors en pleine nature ou à l’intérieur dans ton bureau ?

Les deux. Ça dépend de ce que j’écris. Et où je suis. Écrire on peut écrire n’importe où et même sans papier, dans sa tête. Quand je suis dehors, dans la nature ou en ville, j’ai toujours un carnet, un agenda où j’écris une idée, un poème etc. j’ai aussi mon téléphone et je photographie ce qui me plait, ce qui m’amuse etc. parfois plus tard la photo crée un haïku ou un poème…
à la maison, je n’ai pas de bureau. C’est un choix. Si j’avais un bureau je risquerai d’être tout le temps dedans. Ça manque aussi, un espace où s’étaler, afficher les documentations, les recherches mais j’ai choisi le sans bureau. J’écris soit sur un cahier, soit sur mon écran. Beaucoup plus maintenant sur écran. Avec un ordinateur portable. Comme ça je peux aussi écrire dans le fauteuil, ou en voyage, dans le train, dans un café, à l’hôtel, à la piscine pendant que ma petite fille s’entraîne…

Est-ce que tu écris des poèmes du monde entier ? Voyages-tu beaucoup ?
Quand je voyage, oui j’écris. Ça peut être un voyage local comme aller chercher le pain : dans le quotidien mille poèmes sont cachés. Moi, je les cherche ; je les débusque. Comme on cherche à voir un merle dans la rue. Ça peut être un voyage plus lointain : le Mercantour, la région ou encore plus loin à l’étranger. J’aime bien voyager. Sortir. Marcher. Et dans le voyage, je trouve aussi des poèmes ou des idées pour des récits.
Vous aussi, vous pouvez chercher le poème caché dans votre quotidien…

Quel recueil as-tu préféré écrire ? Pourquoi ?
Chaque livre a son histoire. Je n’ai pas de préférence dans l’écriture de l’un ou de l’autre. Certains ont été plus rapides que d’autres. Ont eu plus de succès que d’autres. Certains, j’aime bien les relire, d’autres moins. Ça dépend.
Parmi les derniers titres j’aime beaucoup La rime a des bisons que le gazon ne connaît pas. J’ai mis du temps à l’écrire. Beaucoup de temps. Je me suis bien amusé à l’écrire. Il a mis du temps à être publié. Beaucoup de temps. Et il m’amuse toujours.

Pourquoi ce titre « Les maisons bleues » ? Parles-tu d’un village en particulier ?
Ce livre-là est né des aquarelles de Nathalie de Lauradour. Elle a créé cette série de maisons bleues. Elles m’ont parlé, elles m’ont plus. Alors j’ai écrit une page pour chaque maison ou presque. La couleur vient de la peintre.
C’est donc un village imaginaire.

Pourquoi parles-tu des rêves du lézard ?
Cette été-là, celui de la création de ce livre qui était une commande des éditions Magnard, on a vu un bébé lézard sortir du pot du citronnier du balcon. Sa maman avait pondu dans le pot. On l’a vu sortir ce tout petit lézard de la terre. Et puis il a grandi sur le balcon. Il partait explorer son monde et puis il revenait. Je l’ai mis dans ce livre et je me demande toujours à quoi rêve un lézard quand il hiberne tout l’hiver à l’abri du froid ?

Comment fais-tu pour écrire un haïku tous les jours ?
Et bien j’en écris un chaque jour. Au moins un. Je me lève. Je prépare le thé. J’allume l’ordi et c’est je m’y mets. Une photo, un haïku. C’est comme un rituel d’échauffement. Parfois j’en écris plusieurs et aussi en cours de journée. Mais au réveil, c’est le rite.

D’où viennent les photos de tes haïkus ? Es-tu aussi photographe ?
Il y a des photos de Flora, une photographe amateur de Normandie, j’aime bien son regard humoristique sur le monde. Elle photographie son espace proche, son jardin, son village, sa maison. Le tout proche et ses surprises, ses merveilles. Tout change tout le temps. Elle, elle regarde.
Les photos de Jorge viennent de plus loin. Il habite sur la côte ouest du Mexique, côté Pacifique. C’est une autre culture, une autre langue (on se parle via les traducteurs automatiques car il parle peu français et moi peu espagnol). Il est poète et photographe.
Les photos de Laurent, c’est le Parc Naturel des Préalpes de Grasse. Les montagnes que je vois du balcon. À 30 minutes en voiture pour les plus proches. Un photographe du sauvage : la nature, les végétaux, les animaux, la lumière. Je passe aussi beaucoup de temps en montagne, à marcher ou à skier. On est complice dans la création et parfois on balade ensemble.
Et puis il y a mes photos d’amateur. Juste mon téléphone.

Quel est ton prochain livre / recueil ?
Je travaille sur plusieurs projets. Le prochain recueil de poèmes sera parmi ceux qui sont prêts et cherchent un éditeur. Mais je ne sais pas lequel sera pris en premier.
Pareil pour les récits. Plusieurs cherchent leur éditeur…

Quels sont tes projets (dans l’année ou dans un futur plus lointain) ?

Projets : retourner au Japon, retourner aux Philippines, aller en Corée du Sud…
Vivre une belle saison de bivouacs dans le Mercantour à partir d’avril…
Finir les récits en cours et leur trouver un éditeur.

Patrick Joquel

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le vendredi soir, lecture avec les voix de six bénévoles et des musiciens. Lors de ma carte blanche partagée avec Michel Lautru, j’ai pu lire quelques pages de