PATRICK JOQUEL Sur ce site, mon agenda des manifestations, des animations ainsi que les dernières publications.

Poésie

Editions Corps Puce
Quatre livres aux éditions Corps Puce http://www.corps-puce.org/
Quelques mots migrateurs, 200ex. 2017.

Publié par les éditions Corps Puce, dans la collection « Cent papiers », dont c’est le volume 10, « Quelques mots migrateurs », de Patrick Joquel, est un texte engagé socialement – car consacré aux migrants – qui me paraît avoir atteint son but.

Celui d’interpeller le lecteur, non pas avec de grands discours théoriques, mais avec l’œil du poète qui décrit la réalité en images.

Sans compliquer le poème, sans l’alourdir inutilement, Patrick Joquel nous donne à voir les difficultés que rencontrent les migrants, une fois qu’ils arrivent en France. La question n’est plus de savoir si on les accueille ou pas, mais de savoir comment se sortir, avec de vraies solutions respectant le genre humain, de ce qui se passe sous ses yeux.
*
une lecture de Jacqueline Persini : Patrick Joquel, Quelques mots migrateurs, éditions Corps Puce (volume 10) collection «Cent papiers », 39pages, 8E
La collection « Cent papiers » est une collection humaniste qui accueille des témoignages multiples, des textes littéraires soutenant la cause des sans-papiers.
En couverture, deux grues migratrices de Mandchourie, photographiées par Jean Foucault pour leur capacité à se jouer des frontières alors qu’elles naissent entre les deux Corées « (l’une des zones les plus surarmée du monde !).»
Ainsi avant d’ouvrir le livre, les autruches offrent aux lecteurs une image de résistance, un espoir…
Dans sa préface, Jacqueline Held dénonce le scandale des naufrages de migrants, les scènes insupportables qui en découlent. » Et « la douleur, la honte ressentis par tous les hommes de cœur… »
Patrick Joquel offre de courts poèmes avec des mots justes et cinglants.
« J’inaugure un nouveau métier/ compteur d’hommes/ morts ou vivants… Compteur de cadavres ».
Selon quels critères sont choisis les migrants?
« Nul ne doit confondre/ migrant idéologique/migrant victime de conflit inter ethnique ou guerre civile/ migrant économique »
Et la solidarité est devenue un délit depuis 2004.
Les droits de l’homme sont piétinés.
« Les bien droits dans leurs souliers vernis tournent la tête »
« Sans patrie/ sans papier/ devient-on invisible/ ?/…
« Ils pourraient être nous/Il pourrait être moi/ »
Avec acuité et pertinence, Patrick Joquel souligne le danger d’une accoutumance à la violence quotidienne. Son ton ironique et mordant réveille, incite à trouver des chemins de fraternité et de partage. « Des mains chaleureuses » feraient reculer le pire, restitueraient quelques gouttes d’humanité.
*
Extrait de « Quelques mots migrateurs », de Patrick Joquel :

« Ils campent
cartons
palettes et bouteilles à la mer
bâches au vent
boues aux pieds

Ils s’organisent
Ils sont vivants

Bénévoles
certains les soutiennent
soupes
douches
recharge du portable
paroles et papiers administratifs
délit de solidarité

Ils agissent
et de biens moulés
de bien pensants bien droits dans leurs bottes
de bien sérieux démantèlent les campements
sauvages
Option dispersion
option mise à l’abri catégorie oubli
option étude au cas par cas
option retour garanti

Pourquoi ne prend-on pas plutôt en compte
leurs savoirs
leurs compétences
et leurs désirs
? »

« Quelques mots migrateurs », de Patrick Joquel, est accompagné d’une préface de Jacqueline Held.

La photographie de couverture (de deux grands migrateurs) est de Jean Foucault.
Si vous souhaitez vous procurer ce livre, qui est vendu au prix de 8 €, rendez-vous sur le site de l’éditeur : http://corps-puce.org

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- Éphémères du bouquetin 2 010

- 1 517 pieds sur le papier
- Entre écritoire et table à cartes 2 006
Éphémères du bouquetin
Ed. Corps Puce, Coll. Liberté sur Parole n°26), 2011
8,00 Euros
Pattes d’oiseaux. Petits traits de lumière sur la page. Cartes postales qui jalonnent les saisons. Moments de peu intensément vécus. Ce que nous offre la poésie de Patrick Joquel n’a pas besoin d’être grandiloquent pour exister très fort. Pour nous émouvoir. Il écrit, par exemple, dans l’un de ses 43 éphémères : « Voici le temps des mimosas. Avec ce silence jaune et bleu. Le temps passe. Et vite. (…) Avec des souvenirs à en épuiser les jours de pluie. Je ne rate aucun éclat de lumière. Ni aucune trace de joie » À chaque fois, l’air de rien, une image illumine tout le poème, emporte notre adhésion… Patrick Joquel a certainement lu Godeau, de Cornière et Grosjean. Il leur ressemble sans les plagier. La simplicité et le lyrisme retenu sont sa marque de fabrique. On marche comme on respire dans ses poèmes-paysages mêlant le dedans et le dehors. À pleine bouffée. « Ténus, vivants ». On en sort « légers, profondément légers ».
© François-Xavier Farine, 2012.
Une note de lecture de Lucien Wasselin.
On le sait, le bouquetin hante les massifs montagneux ; par le passé il inspire les hommes préhistoriques qui le peignent sur les parois de nombreuses grottes. Il survit aujourd’hui dans le parc de la Vanoise et ailleurs après avoir été menacé de disparaître. Quel rapport avec la poésie, si ce n’est ce titre du dernier recueil de Patrick Joquel, « Éphémères du bouquetin » , qui interroge ? Je lis Joquel et je tombe sur ce fragment (car son livre ne contient que de petits pavés de prose) : « Le bouquetin. Tranquille nonchalance. Nonchalante sérénité. Il est là.. » et ses textes sont traversés de marmottes qui sifflent, de cigales, de chocards, de merles et d’autres sauvages compagnons. Que faire de ce livre inclassable (il ne s’agit pas de poèmes, mais de quoi d’autre alors ?) publié dans une collection de poésie ? On se souvient alors de ces marcheurs qui disent leur rapport au paysage : poètes comme Bernard Ascal (avec « Un cul-de-sac dans le ciel » paru aux Editions Rhubarbe en 2008) ou Max Alhau (avec son merveilleux « Du bleu dans la mémoire » paru aux Éditions Voix d’encre en 2010), photographes comme Nicolas Frémiot (avec son « Itinéraire Labrador » ou ses « Vagabondages » …). Et l’on pense à Kenneth White, le considérable passant comme le désigne Yves Leclair dans le n° 974-975 d’Europe…
Patrick Joquel aime la marche, qu’elle ait un but ou non, il la définit comme un septième sens. Il aime le voyage sous toutes ses formes et il compare la lecture à un voyage assis, un « voyage intérieur et qui conduit vers l’autre. » « Éphémères du bouquetin » illustre ces considérations générales. Tous les sens sont convoqués : « Une odeur froissée de lavande et de marjolaine… Bleu lumière… Juste chauffer sa peau… Je m’y enfouis le nez, la bouche… Pauses gourmandes.. » Une sorte d’osmose, de fusion s’établit alors entre le poète et le paysage : « Partager l’espace suffit. Nos corps se diluent dans le souffle. Nous ne savons plus qui du monde ou de soi respire. Se respire en l’autre. » Patrick Joquel a adopté une expression morcelée, saccadée qui peut désarçonner le lecteur. Qu’on ne s’y arrête pas : on peut supprimer les points qui hachent la phrase et les remplacer par d’autres signes de ponctuation pour reconstituer la phrase dans tout son souffle. Mais ce parti-pris de Patrick Joquel a un double mérite : simuler le souffle coupé du marcheur et surtout obliger le lecteur à accorder une attention soutenue à ce qui se dit. Et c’est là que surgit le poème qui traverse la marche, le paysage et le monde intérieur de Joquel.
Patrick Joquel, Éphémères du bouquetin . Editions Corps Puce, photographies de Magali Lambert, 72 p, 8 €. (Editions Corps Puce ; 27, rue d’Antibes. 80090 Amiens

http://www.corps-puce.org/

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1 517 pieds sur le papier
Extraits :
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La préface de Jacqueline Held
La découverte et la lecture d’un nouveau
recueil de Patrick Joquel me procurent toujours
une joie intense. Je l’aborde en effet avec la curiosité,
l’attente, le pressentiment d’une surprise :
quoi de nouveau cette fois-ci ? Qu’a-t-il encore
inventé ?
Car certains poètes, même majeurs, se
peuvent enclore dans l’attendu. Certes, ils nous
enrichissent, mais dans un registre balisé d’avance
qui ne promet que peu ou pas de total étonnement.
On peut les classer dans tel genre ou tel autre: lyrique,
comique, méditatif…
Depuis que je connais Patrick et fréquente
assidûment son oeuvre, j’ai toujours été frappée
par l’intense curiosité d’esprit, le goût de l’inconnu,
du risque, le courage impétueux, joyeux qui
lui fait dépasser perpétuellement ses limites, explorer
sans cesse de nouveaux champs d’écriture.
Ne se satisfaire définitivement de rien. Ne jamais
s’enfermer. Rebondir.
A travers Perché sur mon planisphère,
Mammifère à lentilles, Tant de secrets se cachent
alentour, Entre écritoire et table à cartes, Maisons
bleues, Croquer l’orange… – pour ne citer
que quelques titres, Patrick poursuit sa route, tour
à tour pensif, tendre, ironique et doucement moqueur,
ébauchant un pied de nez là où nous ne l’attendions
pas, mais toujours lui-même. En prise directe
- et c’est peut-être sa très grande force – avec
notre monde moderne de l’ordinateur, d’Internet,
des voyages spatiaux, le regard embrassant à la
fois l’homme de la préhistoire et l’homme d’un
futur à inventer… Tout cela comme en se jouant,
le plus naturellement du monde et sans jamais
tomber dans l’artificiel. Ecriture multiple, variée,
plurielle mais toujours voix singulière, unique
parce qu’on retrouve, dès que l’on creuse un peu,
une même souche, une même manière de dire.
Oui, quel délicieux recueil que Mille cinq
cent dix-sept pieds sur le papier ! Côté déjà délectablement
loufoque du titre : seul un auteur de limericks
pouvait avoir l’idée biscornue de compter
le nombre exact de pieds d’un ouvrage. Et l’on
peut dire que nous avons là, avant les textes euxmêmes,
la précieuse essence de tout limerick : jeu
de mots inattendu, cocasse, impertinent, raccourci
saisissant nous donnant à voir sans le dire l’oeuvre
poétique sous forme d’un mille-pattes.
Mais qu’est-ce donc exactement qu’un
limerick, cette forme particulière de l’humour largement
popularisée par Edward Lear ? Le limerick
nous raconte sous forme lapidaire et poétique
une petite histoire absurde. Un zeste de cruauté
désinvolte pourra être le bienvenu, tel ce couplet
de Edward Lear lui-même, admirablement traduit
(ou réinventé ?) par Henri Parisot, « le père sévère
» :
« Entendant pleurer ses enfants,
Il les jeta dans l’océan
Et dit en noyant le troisième :
C’est silencieux que je les aime. »
Le limerick est en ce sens l’antidote du
mélodrame. Ce petit côté sadique, disons plutôt
ce parti pris de traiter par le rire une situation tragique
en elle-même, n’a pas échappé à Patrick.
Nous le montrent par exemple : la marmotte et
l’aigle, l’ours du pôle, ou l’astéroïde anonyme.
Se retrouve aussi présente dans ce recueil
la petite référence géographique souvent
de rigueur : le héros du limerick ne surgit pas de
nulle part. Il est généralement d’une ville ou d’un
pays. Le dragon d’Angleterre, le potier chinois ou
le jeune oursin de Hyères vont donc ici déambuler
de page en page et de pied ferme. Ou de pied en
pied.
Et – le limerick étant la revanche de la
fantaisie sur l’esprit de sérieux – domine ce petit
grain d’indéfinissable folie que je sens doucement
flotter ici sur l’escargot timbré, l’aspirateur du dimanche…
ou les chagrins promenés en laisse au
bord du Rhin.
Mais, chut… j’en ai trop dit.
A toi, lecteur, bon appétit !
Jacqueline Held
*
Entre écritoire et table à cartes
un recueil qui tente un parallèle entre l’écrivain à sa table d’écriture et le navigateur solitaire à sa table à cartes. Chacun sur son tour du monde.

 Un mot de Luce Guilbaud
Merci pour ton livre et ses poèmes sur la navigation. Je m’y retrouve , bien sûr
et j’aime bien ces pensées sur écrire et/ou partir. C’est véritablement l’enjeu de mon travail
avec ma vie de « femme de marin »!
Quand tu dis
    Ecrire/ ou partir
    Tout reste à tracer toujours
     Tout reste à franchir encore
 
     on est aussi nu
     sur le pont de son voilier
     qu’à bord du poème
 
    il poursuit
    un cap inconnu de lui-même
    un azimut secret
 
Vraiment je me retrouve complètement!
 
Je suis heureuse de cette fraternité.
 
Je t’embrasse.
 
Luce
 
 

http://www.corps-puce.org/

*
aux éditions de la Pointe Sarène

*
Trois livres aux éditions Donner à voir

http://donner-a-voir.net

- twenty two sandwiches and one toast. avec Math Mahlen, 2 016.

- Les demains d’Al Manach, avec Sophie Braganti et Nathalie Trovato ; 2 006

- 17 vues du Mont Silence, avec Derez A Derez ; 2 000

**
trois livres aux éditions Pluie d’étoiles : http://www.pluiedetoiles.com/
- Chercheur d’or 2015

- Croquer l’orange 2 008

- Heureux comme l’orque 2 001

*à propos du Chercheur d’or Jacqueline Held écrit :
« chercheur d’or, joyeux, plein de fantaisie et de sobre poésie. très stimulant pour que les enfants le continuent! Je retrouve avec plaisir aussi la « patte » de Johan »

**éditions du Jasmin
www.editions-du-jasmin.com
-Vivre chocolat. Album poésie. 2015

5 mai : http://www.latoiledelun.fr/spip.php?article558&lang=fr
Vivre chocolat
Patrick Joquel
illustrations de Theresa Bronn
éditions du Jasmin, 2015
ISBN 978-2-35284-106-7
13,00 €
Ce petit album mène de front trois aventures. Un histoire presque métaphysique où l’on retrouve tout ce qui fait l’auteur : sa part d’enfance, sa gourmandise pour la vie, sa passion de la marche en montagne, son questionnement, sa quête de sens. Des poèmes narratifs où le chocolat donne goût aux mots et à leurs bizarreries. Un cheminement d’illustrations qui fait saliver, mêlant photographies et dessins avec un brin d’humour. Un beau livre qui fut réalisé avec la complicité de chocolatiers de la Côte d’Azur.
Alain Boudet
- Quant au guépard je t’en parlerai plus tard. Poésie. 2004
- La poésie contemporaine à l’école, piste pour les enseignants
. Pédagogie. 2011

 

23 novembre :
Avec les recueils de la collection Pays d’Enfance des éditions du Jasmin, P.Joquel invite les enseignants, grâce à des pistes de réflexion et de création, à faire entrer la poésie dans les établissements scolaires.
Nous savons lire en classe albums, contes, romans, documentaires, pourquoi ne pas lire la poésie ? Cela paraît difficile mais « si nous osons, nous saurons le faire ». Et ce livre vous y aidera. Parions sur l’intelligence de lecture de nos élèves : installons le débat, notons au tableau les remarques qui remontent de la classe. Le sens du poème émerge de la confrontation des opinions, des sensations. Il appartient à chaque classe d’inventer ses itinéraires de lecture. A chaque fois qu’un argument apparait dans la discussion, il devra être validé par le texte. Pour chaque livre, P.Joquel propose des chemins de lecture, des ateliers d’écriture, une transversalité en arts plastiques, Hist-géo, sciences. Et mettre les livres en réseau, « c’est donner une chance aux enfants de comprendre comment tout s’imbrique… tout entre en résonance ». Lire des poèmes, c’est autre chose qu’un simple savoir-faire, « c’est apprendre à lire entre les mots, à déchiffrer  les blancs du texte, en engageant tout son être ».
Un petit livre formidable qui, par ses approches riches et concrètes, donne envie d’exploiter la poésie en classe. P.Joquel s’exprime simplement et profondément, il a une sensibilité littéraire et une complicité avec tous les poètes de la  collection Pays d’Enfance. Pour tous les enseignants du primaire au secondaire.
Odile Bonneel

**quatre livres aux éditions Gros Textes : http://grostextes.over-blog.com/
- Vivre m’étonne, marcher m’interpelle avec Nathalie de Lauradour 2015

- Tant de secrets se cachent alentour avec Johan Troïanowski 2005

- Le bruit d’un brin de bambou 1999

- sept dialogues avec Jean-Claude Touzeil 2 003

ces deux derniers sont épuisés.

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Un bleu formidable, éditions du chat qui tousse. avec Johan Troänowski 2 011

Dans Inter cdi par Odile Bonneel
Le chat qui tousseLe Déharais44 130 Bouvron fenêtres ouvertes sur l’univers du poète interprété par J. Troïanowski. Deux poissons amoureux se fondent en un seul jusqu’à devenir une boule noire qui mute en une araignée expressive à la Odilon Redon, puis en chat et oiseau. Les lacs de montagne, l’olivier…à travers les saisons. « Le brouillard se brûle/aux torches/des peupliers/l’automne étincelle », « L’olivier habille/son immobile écorce/d’une cigale ». Des poèmes plus osés p. 26-27 dans le noir de l’encre. Fin de collège et lycée. O. B.
lundi 5 décembre  à propos d’un bleu formidable.
Haïkus récoltés et dessinés dans les bleus du sud.  Dans ce livre près de 100 haïkus et autant dessins inventent une complicité  graphique, un ensemble cohérent qui raconte à lui seul quelque chose de plus.  Une manière de bande dessinée poétique bien conçue. Alain Boudet
*
Editions Soc et Foc
Deux livres aux éditions Soc et Foc, tous deux avec Nathalie de Lauradour ; ils sont présentés l’un après l’autre ici :
- Comme un chuintement d’air 2 011

Soc et Foc  JOQUEL, Patrick. –Comme un chuintement d’air/ill. Nathalie de Lauradour. –La Meilleraie-Tillay : Soc et Foc, 2011. -50 p. ; 19 cm. –EAN13 9782912360687 : 12 e.Prison.
Le contraste entre l’univers carcéral et au-delà de la grille la luminosité méditerranéenne. Le dedans et le dehors. Le poète perçoit les sons de manière aigue : « le choc sourd des verrous/électroniques », « le cri des serrures ». Une parole à la fois grave (la prison) et légère (le pouvoir d’évasion par les mots et l’imaginaire). « Un mur tourne autour de toi/il te râpe/et/lentement/te transforme/en sable/chaque grain compte les jours ». Ce livre a mûri après une série d’ateliers d’écriture avec adultes et mineurs à la maison d’arrêt de Grasse : « des moments, des visages, flottent encore et toujours dans ma mémoire, icebergs étincelants ; ces poèmes en constituent comme les parties émergées ». Nathalie de Lauradour ose la couleur, encres et papiers déchirés. Elle travaille sur la verticalité et l’horizontalité avec des bandes découpées qui barrent et structurent l’espace. La prison mais malgré tout des espaces d’apesanteur et de rêve comme avec ces portes suspendues en l’air. Un très beau travail graphique qui joue avec les poèmes forts et humains. Une nouvelle réussite qui scelle le duo Joquel/Lauradour après Maisons bleues paru en 2007. Dès le collège et lycée. Odile. Bonneel.
intercdi.

Après quelques années de maturation, ces poèmes écrits à la suite d’interventions de l’auteur en milieu carcéral laissent des traces ineffaçables. Parties émergées d’un énorme iceberg, ils ne parviennent pas à disparaître, et pour cuase car ils traduisent avec pertinence la terrible sensation qu’est la privation de liberté. derrière ces grilles et ces murs, dans les cellules et dans les couloirs, on s’efforce encore de se croire vivant alors que « le cri des serrures étouffe un à un les mots ». Ce sont pourtant ces mots qui permettent de « grimper au plus haut du langage afin de renouer avec le sens ». L’espoir peut venir d’un simple papillon de nuit entré par la fenêtre, preuve « qu’aucune barrière n’aura raison de toi aussi longtmeps que tu resteras fidèle à toi-même ». Les originales illustrations imaginées par Nathalie de Lauradour apportent à cette suite une dimension supplémentaire comme un rappel permanent de l’enfermement tout en embarquant l’imaginaire sur des itinéraires résilients tels que des fragments de ciel ou des feuilles de papier. Avec les mots, le dilemme demeure « Te livrer ou te retenir Là est ta liberté ».
Georges Cathalo, Pages Insulaires 20.

- Maisons bleues 2 007

http://www.soc-et-foc.com

le site de Nathalie de Lauradour : www.delauradour.fr.nf

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aux éditions Clarisse : Un emploi du temps de chamois. 2 008

de l’écriture en marche dans le Mercantour.

http://www.patrick-joquel.com/wp-content/uploads/2011/06/Chamois-musical.mp3

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Aux Editions de l’Amourier : Pudeur des brouillards. 2 002
www.amourier.com
On retrouve ici le randonneur, comme dans Un emploi du temps de Chamois chez Clarisse etc.

Un à un
les lents flocons troublent l’espace
Sans hâte
un chemin couvre sa trace
et s’échappe
Hiver
courbe de silence
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Editions du Rocher
- Perché sur ton planisphère, poésie avec Zaü
Cet ouvrage poétique est signalé sur la liste du ministère de l’éducation nationale 2004 pour le cycle trois.

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En édition jeunesse :
éditions Grandir : Mammifère à lentilles, avec Elsa Huet. 2002

Autres titres épuisés

et quelques autres dont je n’ai pas le scan de couverture…